Mon ange
Dors mon petit ange, laisse la nuit t'envelopper,
qu'elle glisse sur toi son ruban vaporeux
Aussi subtil et tendre qu'un doigt amoureux,
Qu'elle berce ton coeur et puisse t'apaiser.
Dors mon petit ange, laisse demain dans ses vapeurs,
Ne permets pas qu'il vienne troubler ton sommeil,
Qu'il vienne sans permission ternir ton soleil
Déjà affaibli par l'emprise de tes peurs...
Lire la suite - Commenter
laisse toi faire
j'aime ecouté mon coeur et j'accepte les choses t'elle qu'elle vienne
Lire la suite - Commenter
Ce qui me fait peur
Les moustiques c'est petites bestiole de merde qui vienne la nuit nous piqué dans notre sommeil et qui crées des bouton.
Lire la suite - Commenter
Que l'Amour vienne au Rendez vous
Je crois au mystère de la Rencontre (la véritable!) simple mais en même temps profonde, où le temps s' écoule lentement, et nos moindres gestes prennent alors toute leur signification
Lire la suite - Commenter
slt le monde
a toute les femmes , pour celle ki aime ce ballader a pied comme a velo , de s eclater entre amie , de fair la fete , de pa trop ce prendre la tete pour des broutille , vienne me voir ... ou alor me parler karlus80@hotmail.fr
Lire la suite - Commenter
qui de ns deux...
APRES UNE SEPARATION IL Y A 4AN AVEC LA MERE DE MA FILLE G PRIS LE TPS DE FAIRE LE DEUIL DE CETTE RUPTURE POUR NE PAS QUEL vienne PERTURBER CELLE A VenIR
AUJOURDHUI JE ME SenS BCP PLUS FORT ET PRES A ABBATTRE DES MONTAGNE POUR TROUVER LA FEMME DE MA VIE
SERAIS TOI?
Lire la suite - Commenter
Ne peux vivre seul!
le rendez-vouspréféré:Un petit restau.tranquille.ma ,défunteétait une femme bien "no problem". j'ai 53 ans, 3 enfants ,bientot grd papa.alors la vie je la prend comme elle vient en espérant qu'elle vienne le mieux possible.maintenant mon principal souci, ceux sont mes gamins.(26a,22a,18a.)
Lire la suite - Commenter
Comment une femme peut me faire plaisir
en étant elle même joyeuse et en ayant de l'humour.
en ayant des envies en tout genre et en ne pas restant passive: envie de sortir de faire telle ou telle activité, tel sport.. Que la motivation ne vienne pas toujours de la même personne. La passion et la vie en général se vie, se partage, à deux...
Lire la suite - Commenter
Ce que je déteste/ce qui m'énerve
- les tarés en bagnoles qui roulent trop vite
- les tarés en bagnoles qui brûlent les feux rouges
- les tarés en bagnoles qui laissent pas passer les piétons
- les tarés en bagnoles qui utilisent pas leur clignotant
- les tarés en bagnoles qui mettent leur musique de merde à fond
- les tarés en bagnoles qui se garent n'importe comment
- les tarés en bagnoles quoi
- les filles trop féministes
- les gens qui imposent leur avis et qui ne laissent pas la place pour celui des autres
- les gens qui pensent avoir toujours raison
- les gens qui pensent tout savoir
- Gainsbourg
- Paris
- la foule
- le bruit
- avoir mal à la tête
- que personne ne réponde à mes messages sur ce site
- que personne ne me contacte sur ce site
- que personne ne vienne visiter mon profil
- tout ce qui est cher et qui ne vaut pas son prix
- me lever tôt et avoir la tête dans le pâté
- être obligé de faire des choses qui ne m'apportent rien
- les conventions
- le nouvel an
- les parents trop autoritaires avec leurs enfants
- les parents pas assez autoritaires avec leurs enfants
- les gens mal élevés
- les gens qui écoutent leur musique à fond dans le TGV...
- les gens qui parlent durant un film au cinéma
- les gens qui parlent au théâtre
- les gens qui mangent au cinéma
- les gens qui mangent au théâtre
- les gens qui oublient d'éteindre leur téléphone portable au cinéma
- les gens qui oublient d'éteindre leur téléphone portable au théâtre
- danser
- les nanas cul-serré
Lire la suite - Commenter
Petit message ...
Je la cherche. Sans regarder derrière moi j’ai décidé de me lancer à corps perdu dans mes recherches. Elle est la, tapie dans l’inconnu, attendant que je vienne lui offrir mon cœur.
Je ne lui demande pas grand-chose, sincérité et maturité. Je la vois déjà s’accorder avec moi, sourire à mes sourire et attendrie par mes pleurs.
Je ne dois que lire dans ces yeux pour connaitre ces sentiments, et les comprendre … Elle sais déjà que mes défaut ne sont la que pour la taquiner, rien ne la gène vraiment.
Elle a un sourire craquant, peut être des pommettes, des yeux expressifs et un visage qui déborde de bonheur. Je la vois rire pour un oui, pour un non, parler des heures sans jamais tarir ses sources d’inspiration. Elle se blotti contre moi, sa tête contre mon torse, je ne veux rien d’autre que la sentir, physiquement et mentalement, contre moi. J’arrête le temps, chaque seconde passé avec elle doit être unique et marquer ma mémoire au fer rouge.
L’amour c’est vivre dans un monde réduit à son stricte minimum et avoir à sa portée tant de richesse… Elle est heureuse, c’est l’essentiel. Je pense à elle et je sais qu’elle pense à moi. Partager, faire don de soi avec le sourire et sans une once de regrets. Que mon plaisir personnel passe par son plaisir à elle.
L’amour c’est construire une forteresse avec elle qui ne pourrait être cassée que de l’intérieur. Nous en serions les rois et nous vivrions dans notre palais, loin de tous les tumultes de ce monde, sans jamais se demander ce qu’il pourrait y avoir derrière ces murs.
Si elle promet de me protéger de moi-même alors je la protègerais du reste du monde.
Lire la suite - Commenter
La bête tapie dans l'ombre
Toujours tapie au fond de moi, la bête guette.
Je me retrouve séparé dans un appartement en sous-location à Paris. C'est un peu dur, mais j'ai un toit pas trop cher. Mes enfants sont restés avec leur maman à Montargis, je continue à payer l'emprunt de la maison et les impôts locaux. J'allais les voir un soir par semaine et un weekend sur deux, mais depuis que mon ex à un petit ami je ne suis plus le bienvenu, même si après avoir réexpliqué longuement mon point de vue, mon ex à compris pourquoi je ne voulais pas que son copain vienne passer les weekends dans la maison familiale. Je vois mes enfants en théorie deux weekends sur trois. C'est peu, je rate tout de leur quotidien, les petits chagrins, les devoirs, les histoires avec les copains.
J'avais espéré que cette situation de "zone neutre" (la maison) pourrait perdurer mais ce n'est pas possible. J'en souffre dans mon coeur (c'est trop dur de retourner là bas) et dans mon portefeuille (je ne peux pas me loger décemment en payant tout ça). Décembre 2008, je mettrai la maison en vente. Chacun reprendra ses billes et à bon entendeur ...
Je ne sais pas ce que je vais devenir. J'ai peur de l'avenir, j'ai peur de ne pouvoir, avec la moitié de mon capital, trouver un logement à Paris dans lequel je pourrais héberger mes enfants sans camper. J'ai peur d'être obligé de retourner en banlieue lointaine. J'ai passé 10 ans à faire des trajets lourds (au moins 2h aller) et je suis fatigué. Je voudrais ne pas vivre trop loin de mon travail. Avoir un peu de temps pour vivre. Je sais que par certains cotés je suis privilégié. Je ne dis pas ça pour me plaindre, c'est juste que je fatigue.
Coté coeur, je ne sais pas non plus ce que je vais devenir et cela m'inquiète également. Je connais une fille formidable avec qui j'essaye de recréer quelque chose et même si maintenant j'arrive à exprimer mon amour, il y a quelque chose de cassé. Dans ma première relation je m'étais livré sans restrictions, entièrement, j'étais vraiment parti sur "c'est la femme de ma vie", sur un "toujours". Maintenant que c'est devenu un "jamais", et même si j'arrive à avancer doucement, il y a une couche de protection qui s'est déposée à ma surface et qui m'empêche de me lancer complètement. Une peur de me replanter sûrement.
Lire la suite - Commenter
23 Mars, Plaza Serrano
La fête bat son plein, la Plaza Seranno, coeur du quartier de Palermo si cher aux français qui habitent ici qu'ils y ont presque tous élu domicile. Un mélange des petits coins sympas de Paris et des petits villages italiens. Tout ça dans un ambiance festive mélange de lycéens et d'étudiants (que faisais-je là). Des bombas latinas partout, tout le monde rit, mange, boit et s'amuse.
Un "Ojo de Bife" et des Empanadas plus tard, arrosé d'une bouteille de vin à deux (délicieux vins argentins). On se détend, on se réchauffe (il fait 12 dégrés et on est en tshirt). Tout va bien.
Une mamie mendie plus ou moins, en vendant, en nous collant sous le nez des peluches porte-clé qui fond pouic-pouic quand on appuie dessus et qui clignotent. Comme deux idiots qui ont bien bu et bien mangé on ne fait pas attention, on en rit presque. Elle pourrait être ma grand-mère, mais non, on s'habitue à la misère finalement.
Direction El Taller (l'atelier), bar mythique de la Plaza, mon pote prend un mojito et moi un café. On se prépare pour aller finir la nuit dans un club quelconque. Ambiance toujours au beau fixe.
Un petit indien (andin) passe, pose sa carte sur chaque table avec un petit nounours rose défraichi qui dit en espagnol " je suis désolé de toujours te devoir quelque chose". On fait pas gaffe, on le regarde même pas en fait. entre 5 et 7 ans, crasseux, la casquette enfoncée jusqu'aux yeux et de travers. Il est 2h30 du matin, ça nous choque même pas d'un gamin de cet age vienne faire la manche à cette heure là. Je vous le dit depuis tout à l'heure, on est habitués.
Le gamin fait le tour des tables, tiens la mamie de tout à l'heure a fini au comptoir et sirote un café. Il revient et s'assoie sur les marches de l'escalier. Et c'est là qu'on l'a vraiment regardé, ce gamin.
Il n'en pouvait plus, il s'endormait,assis sur sa marche d'escalier, il était 3h du matin. Réactions mitigées de la salle
a/ rien à foutre, je suis là avec ma meuf pour boire un verre. Je le regarde, je me détourne et je continue ma séquence de drague dans la joie et la bonne humeur
b/ oh le pauvre mais c'est la vie. Au fait je reprendrai bien un bière.
c/ il faut faire quelque chose, mais qu'est-ce qu'on peut faire. Un fille d'un groupe de 3 pétasses de 17 ans en lunettes de mouche Gucci (imitation bien sûr) achète à la serveuse un mini sandwich pour le tiers du prix du cocktail "orgasmo" (si si c'est son nom) qu'elle vient de se boire et lui donne. Premier pas en avant. Le gamin arrive même plus à articuler pour dire quelque chose
d/ finalement, une fille se lève de sa table, va lui parler, lui fait un câlin, lui donne à boire. Bouche les trous du sac en plastique dans lequel il trimbale ses cartes de nounours roses. Un mec fait pareil, lui passe la main dans le dos pour le réconforter. Mais il est raide crevé le gamin.
Finalement, il repart, il n'arrive même plus à lever les pieds pour marcher et essaye traverse la rue. Je le rattrape pour lui rendre sa carte et quelques pesos. Il n'a même pas pu refaire le tour de toutes les tables pour les récupérer. Et mamie prends le relais, elle l'aide à traverser la rue. Ils sont partis tous les deux: la vieille mendiante qui pourrait être ma grand-mère et le gamin qui pourrait être mon fils. Et qu'est-ce que j'ai fait, finalement, rien. Le confort d'être un lâche.
On est pas retournés picoler et on est pas allés danser. Il nous a cassé le moral mais rétrospectivement je pense plutôt que c'est l'inverse.
Lire la suite - Commenter
Quel type de Metalleux êtes vous ?
un grand classique
recopié ici pour ceux qui ne le connaitraient pas encore.( il y en a ?) ;-)
Il s'agit d'un test pour déterminer quel type de Métalleux vous conviendrait le mieux :D
( et tant pis pour celles et ceux qui ne sont pas ' Chevelus-compliant' / compatible chevelus. )
"Voilà la scène : Il y a une belle princesse piégée dans un château surveillé par un dragon. Vous devez la sauver".
Voici les fins alternatives à cette histoire, avec différents styles de metalleux comme chevaliers. A vous de choisir celui qui vous convient.
POWER METAL : Le chevalier arrive sur une licorne blanche, parvient à déjouer les plans du dragon, sauve la princesse et lui fait l'amour dans une forêt enchantée.
TRASH METAL : Le chevalier arrive, se bat contre le dragon, sauve la princesse et la baise.
HEAVY METAL : Le chevalier arrive sur une Harley Davidson, tue le dragon, boit quelques bières et baise la princesse.
SPEED METAL : Chevalier-tue-dragon-sauve-princesse-la-baise.
HARD ROCK : Le chevalier arrive en short avec une casquette. La princesse se casse dégoutée.
BLACK METAL : Le chevalier arrive, tue le dragon et boit son sang, baise la princesse et boit son sang, puis la sacrifie à Satan.
SYMPHONIC BLACK METAL : La même chose mais en finesse.
HAIR METAL : Le chevalier arrive avec une coiffure 80's, envoie un baiser à la princesse et se fait croquer par le dragon.
FOLK METAL : Le chevalier arrive avec des amis flutistes et violonistes, le dragon s'endort, il sauve la princesse et l'épouse.
METAL-INDUS : Le chevalier arrive en pantalon cuir sous un imperméable vinyle, attache le dragon en tenue de bondage, l'insulte en allemand et s'en sert comme d'un lance-flamme pour incendier le chateau, pendant que la princesse, en minijupe immaculée, chante en haut de la tour.
DEATH METAL : Le chevalier arrive, tue le dragon, baise la princesse et la tue.
BRUTAL DEATH : Le chevalier arrive, tue le dragon, tue la princesse et la baise.
GOTHIC METAL : Le chevalier arrive et tue le dragon. La princesse tombe amoureuse de lui, il l'épouse en grandes pompes, le roi lui donne son royaume, il est le héros du peuple, il se suicide sans qu'on sache pourquoi.
DOOM METAL : Le chevalier arrive et se suicide. Le dragon mange son corps et la princesse.
GOTHIC METAL A CHANTEUSE : Elle charme le dragon par son chant, arrive devant la princesse, lui pique sa robe, lui pique sa place et attend que le batteur de son groupe vienne la délivrer.
ALTERNATIVE METAL : Le chevalier arrive, refuse de faire partie du système, dit "fuck you!" à la princesse et repart.
VIKING METAL : Le chevalier arrive en bateau, tue le dragon avec une hache à deux mains, le cuit, le mange, viole la princesse et brûle le château.
PROGRESSIVE METAL : Le chevalier arrive avec une guitare et joue un solo de 26 minutes, le dragon se tue lui-même par ennui, le chevalier arrive près du lit de la princesse, joue un autre solo, la princesse s'enfuit et va chercher le chevalier heavy metal.
ATMOSPHERIC METAL : Les écailles du dragon reflètent la lumière de la Lune, la princesse est à son balcon et jette un regard mélancolique au loin, l'air souffle doucement dans les arbres de la forêt. Pas de chevalier.
GLAM METAL : Le chevalier arrive en retard après s'être looké pendant 3 heures, entre pendant que le dragon se tord de rire à sa vue, vole le maquillage de la princesse et peint les murs du château en rose.
GRIND METAL : Le chevalier arrive, crie quelque chose de parfaitement incompréhensible pendant 2 minutes et repart.
GORE METAL : Le chevalier arrive, tue le dragon en répandant ses entrailles devant le château, baise la princesse et la tue, rebaise le corps mort, tranche son estomac pour en bouffer les tripes, rebaise la carcasse une troisième fois, brûle le cadavre et le rebaise une dernière fois.
NEO METAL : Le chevalier arrive, il flippe quand il voit le dragon alors il reste devant les douves, en faisant des gestes obscènes à la princesse. Puis il repart dans la forêt se masturber.
TRUE BLACK METAL (A L'ANCIenNE) : Le chevalier arrive bourré, vomit dans les douves. Sacrifie la princesse et commence à draguer lourdement le dragon.
TRUE BLACK METAL (NOUVELLE VAGUE) : Le chevalier arrive et commence à expliquer au dragon qu'il n'a rien compris et qu''il est pas "evil". Il bute la princesse parce qu'elle l'a interrompu. Le dragon, exaspéré, le bouffe malgré ses bracelets à piques. Et pis, faut pas faire mal aux dames, non, faut pas. (on peut être dragon et gentleman, bigre)
WHITE CHRISTIAN METAL : Le chevalier est vierge, le dragon est vierge, la princesse est vierge, et finiront tous trois sur le bûcher
et sinon en bonus
D'autres genres plus ou moins dérivés
PUNK : Le chevalier à crète rouge arrive complètement défoncer en hurlant ANARCHIE!!!, il butte le dragon à coup de rangers coquées, declanche une baston contre la princesse, la fou KO, la viole et se barre avec le pack de bière que le chevalier heavy métal a oublié sur place.
POP ROCK : Le chevalier arrive... puis repart ne sachant pas ce qu'il fout là.
RAP : Le chevalier engage un combat de regard avec le dragon (après que celui ci l'aie mal regardé) insulte la mère du dragon, sort son super portable à 400€ pour appeler sa cité, ils démontent le dragon et se font tourner la princesse.
TEUFFEUR : Le chevalier arrive dans sa bagnole tunée, détruit le dragon a coup de decibel et tue la princesse par overdose d'extasy.
Lire la suite - Commenter
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier
Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier.
en ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.
Qu’ai-je alors entre mes bras ?
Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur.
Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir – aime-les tous ! Je suis ton talent – fais-en aussi mauvais usage que de toi-même ! Je suis ton désir de jouissance – seuls vivent les gourmets ! Je suis ta solitude – méprise les hommes ! Je suis ton aspiration à la mort – alors tranche !
Le fil du rasoir est bien étroit. Je vois ma vie menacée par deux périls : par les bouches avides de la gourmandise, de l’autre par l’amertume de l’avarice qui se nourrit d’elle-même. Mais je tiens à refuser de choisir entre l’orgie et l’ascèse, même si je dois pour cela subir le supplice du gril de mes désirs. Pour moi, il ne suffit pas de savoir que, puisque nous ne sommes pas libres de nos actes, tout est excusable. Ce que je cherche, ce n’est pas une excuse à ma vie mais exactement le contraire d’une excuse : le pardon. L’idée me vient finalement que toute consolation ne prenant pas en compte ma liberté est trompeuse, qu’elle n’est que l’image réfléchie de mon désespoir. en effet, lorsque mon désespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n’est qu’une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Espère, car chaque nuit n’est qu’une trêve entre deux jours.
Mais l’humanité n’a que faire d’une consolation en forme de mot d’esprit : elle a besoin d’une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir mauvais, c’est-à-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions étaient défendables, doit au moins avoir la bonté de le remarquer lorsqu’il y parvient.
Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité. Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout à coup le défi effroyable que l’éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure – et quelle misérable consolation, qui n’enrichit que les Suisses !
Je peux rester assis devant un feu dans la pièce la moins exposée de toutes au danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu, dans tous les objets pointus qui m’entourent, dans le poids du toit et dans la masse des murs, elle se trouve dans l’eau, dans la neige, dans la chaleur et dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de sécurité si ce n’est une consolation pour le fait que la mort est ce qu’il y a de plus proche de la vie – et quelle misérable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu’elle veut nous faire oublier !
Je peux remplir toutes mes pages blanches avec les plus belles combinaisons de mots que puisse imaginer mon cerveau. Etant donné que je cherche à m’assurer que ma vie n’est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre, je rassemble tous ces mots en un livre et je l’offre au monde. en retour, celui-ci me donne la richesse, la gloire et le silence. Mais que puis-je bien faire de cet argent et quel plaisir puis-je prendre à contribuer au progrès de la littérature – je ne désire que ce que je n’aurai pas : confirmation de ce que mes mots ont touché le cœur du monde. Que devient alors mon talent si ce n’est une consolation pour le fait que je suis seul – mais quelle épouvantable consolation, qui me fait simplement ressentir ma solitude cinq fois plus fort !
Je peux voir la liberté incarnée dans un animal qui traverse rapidement une clairière et entendre une voix qui chuchote : Vis simplement, prends ce que tu désires et n’aie pas peur des lois ! Mais qu’est-ce que ce bon conseil si ce n’est une consolation pour le fait que la liberté n’existe pas – et quelle impitoyable consolation pour celui qui s’avise que l’être humain doit mettre des millions d’années à devenir un lézard !
Pour finir, je peux m’apercevoir que cette terre est une fosse commune dans laquelle le roi Salomon, Ophélie et Himmler reposent côte à côte. Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la même mort que le sage, et que la mort peut nous faire l’effet d’une consolation pour une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort !
Je ne possède pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le poisson dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel. Tout ce que je possède est un duel, et ce duel se livre à chaque minute de ma vie entre les fausses consolations, qui ne font qu’accroître mon impuissance et rendre plus profond mon désespoir, et les vraies, qui me mènent vers une libération temporaire. Je devrais peut-être dire : la vraie car, à la vérité, il n’existe pour moi qu’une seule consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l’intérieur de ses limites.
Mais la liberté commence par l’esclavage et la souveraineté par la dépendance. Le signe le plus certain de ma servitude est ma peur de vivre. Le signe définitif de ma liberté est le fait que ma peur laisse la place à la joie tranquille de l’indépendance. On dirait que j’ai besoin de la dépendance pour pouvoir finalement connaître la consolation d’être un homme libre, et c’est certainement vrai. A la lumière de mes actes, je m’aperçois que toute ma vie semble n’avoir eu pour but que de faire mon propre malheur. Ce qui devrait m’apporter la liberté m’apporte l’esclavage et les pierres en guise de pain.
Les autres hommes ont d’autres maîtres. en ce qui me concerne, mon talent me rend esclave au point de pas oser l’employer, de peur de l’avoir perdu. De plus, je suis tellement esclave de mon nom que j’ose à peine écrire une ligne, de peur de lui nuire. Et, lorsque la dépression arrive finalement, je suis aussi son esclave. Mon plus grand désir est de la retenir, mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais résidait dans ce que je crois avoir perdu : la capacité de créer de la beauté à partir de mon désespoir, de mon dégoût et de mes faiblesses. Avec une joie amère, je désire voir mes maisons tomber en ruine et me voir moi-même enseveli sous la neige de l’oubli. Mais la dépression est une poupée russe et, dans la dernière poupée, se trouvent un couteau, une lame de rasoir, un poison, une eau profonde et un saut dans un grand trou. Je finis par devenir l’esclave de tous ces instruments de mort. Ils me suivent comme des chiens, à moins que le chien, ce ne soit moi. Et il me semble comprendre que le suicide est la seule preuve de la liberté humaine.
Mais, venant d’une direction que je ne soupçonne pas encore, voici que s’approche le miracle de la libération. Cela peut se produire sur le rivage, et la même éternité qui, tout à l’heure, suscitait mon effroi est maintenant le témoin de mon accession à la liberté. en quoi consiste donc ce miracle ? Tout simplement dans la découverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun être humain, n’a le droit d’énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s’étioler. Car si ce désir n’existe pas, qu’est-ce qui peut alors exister ?
Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n’a le droit d’exiger de la mer qu’elle porte tous les bateaux, ou du vent qu’il gonfle perpétuellement toutes les voiles. De même, personne n’a le droit d’exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n’est pas le devoir avant tout mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l’on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome.
Ce n’est qu’en un tel instant que je peux être libre vis-à-vis de tous les faits de la vie qui, auparavant, ont causé mon désespoir. Je peux reconnaître que la mer et le vent ne manqueront pas de me survivre et que l’éternité se soucie peu de moi. Mais qui me demande de me soucier de l’éternité ? Ma vie n’est courte que si je la place sur le billot du temps. Les possibilités de ma vie ne sont limitées que si je compte le nombre de mots ou le nombre de livres auxquels j’aurai le temps de donner le jour avant de mourir. Mais qui me demande de compter ? Le temps n’est pas l’étalon qui convient à la vie. Au fond, le temps est un instrument de mesure sans valeur car il n’atteint que les ouvrages avancés de ma vie.
Mais tout ce qui m’arrive d’important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie.
Je soulève donc de mes épaules le fardeau du temps et, par la même occasion, celui des performances que l’on exige de moi. Ma vie n’est pas quelque chose que l’on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des performances. Une vie humaine n’est pas non plus une performance, mais quelque chose qui grandit et cherche à atteindre la perfection. Et ce qui est parfait n’accomplit pas de performance : ce qui est parfait œuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait – mais en conservant sa liberté. Il est également absurde de prétendre que l’homme soit fait pour autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il écrit des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L’important est qu’il fasse ce qu’il fait en toute liberté et en pleine conscience de ce que, comme tout autre détail de la création, il est une fin en soi. Il repose en lui-même comme une pierre sur le sable.
Je peux même m’affranchir du pouvoir de la mort. Il est vrai que je ne peux me libérer de l’idée que la mort marche sur mes talons et encore moins nier sa réalité. Mais je peux réduire à néant la menace qu’elle constitue en me dispensant d’accrocher ma vie à des points d’appui aussi précaires que le temps et la gloire.
Par contre, il n’est pas en mon pouvoir de rester perpétuellement tourné vers la mer et de comparer sa liberté avec la mienne. Le moment arrivera où je devrai me retourner vers la terre et faire face aux organisateurs de l’oppression dont je suis victime. Ce que je serai alors contraint de reconnaître, c’est que l’homme a donné à sa vie des formes qui, au moins en apparence, sont plus fortes que lui. Même avec ma liberté toute récente je ne puis les briser, je ne puis que soupirer sous leur poids. Par contre, parmi les exigences qui pèsent sur l’homme, je peux voir lesquelles sont absurdes et lesquelles sont inéluctables. Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C’est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l’oiseau et que l’animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden – mais où est maintenant la forêt où l’être humain puisse prouver qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?
Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l’instant que je le fasse à l’intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n’ai rien à opposer que moi-même – mais, d’un autre côté, c’est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.
Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu’une consolation et plus grande qu’une philosophie, c’est-à-dire une raison de vivre.
===> Stig Dagerman, auteur suédois, mort trop tôt par choix personnel, une étoile filante de la littérature, un esprit saturé par le mal et où un esprit se meurt - un peu de moi en ce moment, un désespoir sans consolation possible, écorchée sans croyance ou espoir ... comme beaucoup d'entre nous en fait !
Lire la suite - Commenter