travaillé, amusé, ..
jeune calme et gentil, serviable, sensible et honnete.
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fred
quelle belle vie dans le nord on s amuse tout les jours vous en pensée quoi
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l amour si possible
je cherche une fille seriuse gentille qui aime s amusé qui voudra tou partagé avec moi laissé des comantaire
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Questionnaire de Proust
Le principal trait de mon caractère : volontaire
La qualité que je désire chez un homme : l'humour
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : leur joie de vivre
Mon principal défaut : têtue
Mon occupation préférée : parler avec mes amis
Mon rêve de bonheur : fonder une famille
Quel serait mon plus grand malheur : perdre un des mes proches<
Ce que je voudrais être : scénariste
Le pays où je désirerais vivre : EsPANA!!!!
La couleur que je préfère : vert
La fleur que j'aime : le coquelicot
L'oiseau que je préfère : moineau
Mes auteurs favoris en prose : romain gary
Mes poètes préférés :Rimbaud, Hugo
Mes héros dans la fiction : Daniel Delewis dans le dernier des Mohicans.
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Emma (Jane Austen)
Mes compositeurs préférés : Brassens, brel.....tant d'autres
Mes peintres favoris : Van Gogh, Monet
Mes héros dans la vie réelle : Mandela
Ce que je déteste par-dessus tout : la lâcheté
Le don de la nature que je voudrais avoir : chanter
Comment j'aimerais mourir : dans les bras de l'homme que j'aime
Etat présent de mon esprit : Amusé
Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : la maladresse
Ma devise : Vivre et aimer
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mon totem
L'ours : du 23 août au 22 septembre
son clan : la tortue
son élément : la terre
son allié : le loup
Indépendant, fidèle, plein de tendresse. Aime mieux se débrouiller seul que de demander aux autres. sa force est l'introspection. L'ours nous fait comprendre que chaque être détient la capacité de faire le calme, d'entrer dans le silence et de savoir . Il s'apparente à l'intuition. L'ours symbolise l'auto - observation. Il réfléchit sur les événements de l'année passée. Les personnes qui choisissent la solitude, s'est pour se rapprocher de leur être profond. C'est important de s'analyser pour comprendre nos désirs ? Nous avons les réponses en nous. Les réponses se font dans les rêves. L'enseignement de l'ours nous apprend qu'il faut savoir ce retirer de notre quotidien, de nos pensées pour écouter notre petite voix intérieure. Il faut utiliser la force de l'ours pour réaliser nos projets, nos objectifs . tu es un garçon qui a la connaissance, et on te dit sage. Tu appartiens à la période de la moisson. Comme l'ours, tu es très indépendante et tu préfères te débrouiller seule plutôt que de compter sur les autres. Tu es peu démonstrative mais, lorsque tu engages ton coeur et que tu tombes amoureuse, ta fidélité est sans faille. De plus, tu es un parfait collaborateur et tu deviens vite indispensable dans toute entreprise. Tu es membre du clan de la tortue, qui t'unit à l'élément terre. Tu as donc besoin de t'appuyer sur une base stable pour progresser avec prudence. Par ailleurs, lorsque tu rencontreras la femme de ta vie, n'oublie pas de lui expliquer quelle doit signer avec un contrat d'amour valable pour un demi - siècle minimum! Mais essaie de faire cela en douceur, car c'est quand même beaucoup, non? Ton allié est le loup. Il va t'aider à mieux t'exprimer et à te guérir d'un sentiment de frustration. Détends - toi, amuse - toi et arrête de faire la tête si ton amoureuse pose l'oeil sur une autre hommes : cela fait bien 10 000 fois qu'elle te dit «je t'aime»... Ton meilleur jour: le mercredi. Ta pierre: la topaze. Ta plante: la violette. Ta couleur: le blanc.
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premiere sortie moto en club
Hier j'ai fait ma premiere sortie moto en club..
Au debut on se demande sur qui on va tomber , des bikers lourds , ou des frustrés qui ne se lachent que dissimulés sous un casque ...
Eh bien non en fait c'etait tout l'inverse...
J'ai passé une trés agréable journée ballade avec pic nique au bord d'un lac en petit comité ... moment detente avant de s'adonner a une bataile d'eau en pédalos ( un objet que je trouvais ringard et pourtant , je me suis amusé ) quelques poses rafraichissement sans alcool , et des motards simples , qui n'allument pas dans chaques lignes droites .. qui attendent les derniers ...
tous rassemblés autour d'une passion commune pour passer un moment ensemble sans que la moto soit non plus dans toutes les conversations ...
bref , une journée de vacances sans prétention
mais journée terminée par un accident ... pas grave je vous rassure.
juste de la tole et du plastique froissé .
Mais encore , l'intolérence automobile face au monde du deux roue .
"- Vous etes inconscients tous , vous roulez trop vite ! vous etes dangereux sur la route !!! " nous brayée une sorte de bourgeoise de campagne frustré avec son mari bedonnant ...
oui seulement , il ne faut pas faire de généralités ... tout le monde ne met pas la poignée dans l'angle ... et puis ... se serait trop facile ...
un peu comme de généraliser sur la vulgarité des mecs sur internet ou la superficialité des femmes ...
Enfin bref après controle de gendarmerie il s'avere que ce sympathique couple de retraités etait au dessus largement du seuil légal d'alcool puisque enmené en dégrisement , et qu'il ont refusé la priorité a un confrère motard qui roulait conformément au code ...
bon je vous saoule là je le vois bien ... mais tout ca pour dire :
Ne faites pas de généralités !
Et tentez de comprendre les gens qui ne sont pas de votre tribu
cela evitera peut etre des guerres , des accidents , ou simplement de passer a coté de gens sympa sur le net src="http://www.meetcrunch.com/img/site/smileys/rolleyes.gif" alt="" />
Extraits 2
Partir,
Loin de toute considération rationnelle, voguant au gré des humeurs,
si proche et pourtant éloigné de mes rêves,
profondément endormi, grâce aux autres,
à vous
à moi.
Partis,
arrivé là ou je désirais me rendre,
nulle part en particulier,
juste loin du point d'où la vie se fût dure.
Apprécier différemment, toute nourriture,
terrestre ou spirituelle.
Revenu,
mal du pays, mal de son mal, envie de retour à ses considérations quotidiennes qui finiront inexorablement par me perdre.
Qu'ais je fais pour me punir de la sorte et reprendre ma vie là ou je l'avais laissé.
Peut être est ce simplement rassurant,
rassurant de savoir quels seront mes problèmes, mes envies, mes joies mes pleurs, grâce à cette existence, dont j'ai vainement tenté de m'éloigner et que je ne connais que trop bien.
_________________________________________________________________________________
D'une fraction de cet instant, irréel moment,
il me reste un souvenir chaleureux,
doux tel le miel, apaisant, gentillement sucré.
Marchant, sourire amusé aux lèvres,
Nonchalant, apaisé des mes soucis comme s'il n'étaient plus,
je croise un regard.
Reflets vert émeraude, bleu océanique, petites touches brunes,
teintes nuancées, mélangées, ayant pour seul objectif
de mettre en valeur cette pupille.
Irrésistible étoile, hypnotique cercle noir,
d'où je me perd.
_________________________________________________________________________________
Languissant au fond de cette pièce,
admirant les reflets ocres d'une chaleureuse lumière sur les murs,
guidé par les ombres dansantes d'objets disposés aléatoirement
et mus par le foyer de cette cheminée,
je me prend à détester.
Dans cet antre, ayant tous les attraits pour fournir la sérénité,
ce qui rajoute encore plus à l'idiotie de mon état d'esprit,
Je haïs le monde aussi simplement que je l'aime.
Bien entendu, noir est ce sentiment,
car non loin de lui sommeille la rage,
qui n'attend qu'un petit bruissement pour surgir et dévaster.
Courtois et pensif dans ce salon,
je me délecte de cette obscure sensation.
_________________________________________________________________________________
D'un geste vague mais non anodin,
Loin de moi, je tente de repousser cette présence.
Elle n'est pas une gêne, elle est simplement la digne représentante de la séduction, sensible et charmante, me donnant des envies concupiscentes.
Je suis incapable de me détourner de cette merveille
qui sait si bien, naturellement, capter mon attention.
Incontrôlable, mon regard n'a de cesse de parcourir,
cet être,
cette dame.
Et c'est ainsi la seule manoeuvre que je puisse faire,
pour tenter de contrer cette attirance,
bien que ce soit vain et que je ne veux que tout s'arrête.
Car ces gestes, cette voie et cette douce chaleur,
que je le veuille ou non,
ont fini par me vaincre.
_________________________________________________________________________________
Dans la fumée d'une cigarette posée de manière nonchalante sur un cendrier
Je regarde ce corps se consumant lentement.
Elle danse, ondulant ses formes, laissant transparaître la réalité derrière elle,
flou mais présente,
preuve de sa capacité à changer ma perception des choses.
Parfois le regard s'échappe de cette transe pour atterrir sur une silhouette. Dansante elle aussi, mais différente,
opaque, et intrigante m'empéchant d'apprécier le monde derrière elle.
Mais en ais je l'envie ?
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"Il n'y a plus rien", Léo Ferré
Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles pu tes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.
Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.
IL n'y a plus rien
Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
seul
Te marie pas
si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée
Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire :"T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte ? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
Espèce de conne !
Et barre-toi !
Divorce-la
Te marie pas !
Tu peux tout faire :
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...
Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !
Il n'y a plus rien
Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : " sale blanc !"
A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Etait bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs !
si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !
Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant
Les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, Citoyens ! A l'Amour, Citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés !
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire !
Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien
Il n'y a plus rien
Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes !
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça !
Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi !
sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature
Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots !
Et nous partons avec nos cris !
Et voilà !
Il n'y a plus rien... plus, plus rien
Je suis un chien ?
Perhaps !
Je suis un rat
Rien
Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue
Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
"Apprends donc à te coucher tout nu !
"Fous en l'air tes pantoufles !
"Renverse tes chaises !
"Mange debout !
" Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe
si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien
Il n'y a plus rien... plus, plus rien
Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit !
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le cathéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innomé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel !
La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage : on rote
et on arrête le massacre.
sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.
Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée
Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons !
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais ?
Heureusement il y a le lit : un parking !
Tu viens, mon amour ?
Et puis, c'est comme à la roulette : on mise, on mise...
si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait !
Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...
Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir
Te marie pas
Ne vote pas
sinon t'es coincé
Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination
Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire
Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !
Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches
Tout dans la tronche !
- Vous n'avez rien à déclarer ?
- Non.
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !
Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Ecoutez-les... Ecoutez-les...
Ca rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlotte ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges !
Ecoutez-les...
Il n'y a plus rien
si les morts se levaient ?
Hein ?
Nous étions combien ?
Ca ira !
La tristesse, toujours la tristesse...
Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...
Te marie pas Ceux de san Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve
Ne vote pas
0 DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté
Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire
Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien
Il n'y a plus rien
Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire :
Monsieur !
Madame !
Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOs sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous ?
Pardon.... LEURs sous !
Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...
Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui
racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur
et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les
champions de l'anonymat.
Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.
Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.
Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt,
dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.
Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien
Il n'y a plus rien
Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout
Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos réglements d'administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer
NOUs AURONs TOUT
Dans dix mille ans.
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Petit guide du Jazzman....
Ce texte humoristique de Bill Anschell circule depuis plusieurs mois dans le milieu des musiciens de jazz
américains. Bill Anschell a été pianiste et directeur musical de la chanteuse Nnenna Freelon. Visitez son site web. Traduction : Alain Le Roux-Marini.
Prêt à aller à votre première jam session ? On trouve dans le jazz - et dans les jams en particulier - bien plus que ce qui est apparent.
Ce guide du débutant vous aidera à mieux apprécier l’intense psychodrame qui se joue sur scène. Des "Tuyaux du Connaisseur" ("T.C.") mis en exergue tout au long du texte, vous aideront à profiter pleinement de ce rite initiatique.
T.C. : bien que les euros que vous dépensez en boisson et en nourriture soient le flux vital de l’économie du jazz, rappelez-vous que, pour les musiciens, vous êtes hors sujet. Ne demandez pas de chansons, ne vous mettez pas à danser et n’essayez pas de chanter avec l’orchestre. La dernière chose dont a besoin une jam, c’est d’un autre ego. Les choses sont déjà assez compliquées comme ça.
1) La salle
Les jam sessions ont lieu dans deux types d’endroits :
Les caves jazz pour bobos
En général, les bobos n’aiment pas les caves, mais pour un bobo, le jazz est une aventure. On ne vous gare peut-être pas votre voiture, mais l’aventure est au coin de la rue !
Le club sera situé dans une partie "transitionnelle" de la ville. Une marche rapide du parking au club augmentera le rythme cardiaque du courageux bobo au-delà de ce qu’il fait d’habitude sur le tapis roulant de son club de gym. Quand il sentira la douce chaleur du club l’envelopper, il n’en sera que plus gratifié. Enfin chez soi, au milieu des cigares luxueux et des martinis secs !
La nourriture sera hors de prix et ignoble. Il y aura au moins un pseudo plat cajun au menu. Il y aura une peinture abstraite d’un saxophoniste. Il y aura un système de ventilation dernier cri qui transforme l’épaisse fumée des cigares en volutes impressionnistes. Dans les toilettes, une giclée d’Air Wick ne supprimera pas complètement l’odeur de vomi.
Il n’y aura pas de piano, ou alors ce sera un samick. "samick," traduit du coréen, veut dire "ressemble à un steinway, mais sonne comme un Hyundai."
T.C. : un vrai piano.
La salle en elle-même sera un vrai cauchemar au plan acoustique. En l’absence de moquette ou de tentures, les sons seront sujets à réverbération et à distorsion comme dans un mauvais trip au LsD. Ce cauchemar psychédélique sera alimenté par le mixeur du bar, une caisse enregistreuse, une télévision grand écran et un lecteur de CD émettant une musique qui n’a rien à voir avec le jazz. Quand le groupe se mettra à jouer, quelqu’un oubliera d’arrêter le CD. Pour lutter avec ces sons, la conversation des bobos monte jusqu’à un rugissement. Quelque part en fond, une jam session a lieu.
Les caves jazz pour non bobos
Les mêmes que pour les bobos, mais sans l’Air Wick.
T.C. : Asseyez-vou