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Célibataire
scorp212

Ma journée

j ai fais les magasins avec ma fille sabine
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Célibataire
anita

affiche

il ne me reste plus qu'1 mois et demie: pouvez-vous m'aider?
l'affiche de la photo du bébé "réussir son bb" des magasins Aubert prendra fin le 31 décembre. (c ma fille 4 ans maintenant) Hormis celle dans Paris sur l'immeuble rue st Fiacre/bd poissonières, depuis 2006, après 3 années donc; pour les 180 magasins des grandes villes françaises. (à majorité dans les centres commerciaux) Si vous passez devant, par hasard et la voyez, merci de me prévenir en me citant la ville (n'ayant pas d'hélicoptère pour venir sur place lol) par message (ou prendre une photo et me l'envoyer: elle est la façade à l'entrée en belgique et En suisse également pour 12 villes)
merci à l'avance.
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Célibataire
laranath



très belle journée aujourd\'hui dans mon pays on fait les les magasins
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Célibataire
kisscool

Ce que j'aime

la tendresse,les calins,les magasins , le cine ,la musique , faire la cuisine,le repassage,les sorties , les femmes ( rire)
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Célibataire
quioui

la fete

soiree entre amis; pub ;cocktail qu j fé moi;rire ;faire l amour;massage detente ou calins c une passion shopping j adore flané dans les boutiques g appris a ma fill les magasins aie aie;les sport combat et de detente ;un gros de fo gm les femm;
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Célibataire
snoupie71

mes hobbies

bouger en boites faire les magasins entre copines et bien sur aller au resto de temps en temps

j'aime le zik qui bouge pas la musique des grands peres lol

et pour ce dernier points j'aime la moto et la voiture attention je ne suis pas un garcon manqué lol j'ai des freres qui possede ce qu'il faut et il m'en font profiter.....
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Célibataire
Bluevelvet59

Chicago à 314 m au dessus du sol.

Et voilà une vue de Chicago au 94 ème étage de l'Hancock, un des deux building les plus célèbres de la ville! L'autre étant les Sears Towers. Chicago est une ville sympa, vivante où il y a de quoi s'occuper entre les magasins, les musées, les concerts, les match des Chicago Bulls et de hockey! D'ailleurs je ne me suis pas privé pour faire la totale. En comparaison, la tour Eiffel fait la même taille, mais la vue est moins impressionnante.


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Célibataire
lokie

Jeune femme à sa fenêtre

J'adore ce tableau et me suis toujours demandée ce qu'elle pouvait bien regarder.

J'ai certes une théorie.

Elle attend son amoureux qui revient d'un long voyage, (peut-être pour lui péter la tronche parce qu'elle a apprit qu'il l'avait trompé avec sa meilleure amie)

Elle attend que son mec se casse vite fait pour aller dévaliser les magasins avec sa carte bleue

Elle baille, ca ne se voit pas mais elle s'emmerde.....!!

Bref, on peut s'en demander des choses......


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Célibataire
frane69

je cherche un ...

"Pack Mec" qui comprendrait un homme avec "ses accessoires" , piles longue durée, quelques options genre : honnêteté, franchise (important), une capacité (sur disque dur) non négligeable d'écriture de mails, qui ne bogue pas en cours de route ... vs laissant sur votre faim, qui possède des phases pré-enregistrées ( pour éviter de fatiguer le sujet) : exemple : " désolé, tu ne me conviens pas" ou "désolé, j'ai quelqu'un d'autre qui me convient mieux" ... je crois que cela ne se fabrique plus en France, ou alors dans des magasins spécialisés genre x'center. Il y a une grande production à l'étranger par contre mais le pack est trop jeune et mal adapté dans le cas présent... ces "packs" coûtent assez cher si on se laiisse séduire ....
quoi faire alors ? ha !!! mais la SPA est pleine ... je vais sans doute y faire un tour. Là, pas de déception, mais amour et fidélité assurés......

heureusement qu'il reste l'humour et la dérision, ça évite de se "flinguer" ...
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Célibataire
pierre1200

recettes de cuisines

Rôti d’escargot à la sauce Caucasienne

Ingrédients :

1. Un escargot de taille suffisante pour en faire un rôti
2. Une Caucasienne cuisinière parlant correctement le français

Instructions :

1. Extirper l’escargot de sa coquille à l’aide d’une fourche
2. Barder l’escargot avec une corde à linge et autant de lard fumé que vous pouvez en trouver chez un marchand de fraises des bois
3. Boire un rosé frais pour se détendre
4. Partir dans le Caucase à la recherche d’une Caucasienne possédant les qualités requises
5. Lui demander la recette de la sauce à la Caucasienne
6. Servir sans attendre


Salade au pertuis

Ingrédients :

1. Millepertuis : 1 gramme
2. Centpertuis : 10 grammes
3. Dixpertuis : 100 grammes
4. Unpertuis : 1 kilo

Instructions :

1. Diviser le gramme de millepertuis en 24 parts égales
2. Additionner le 1/3 de ces parts au 2/3 de centpertuis
3. Faire bouillir au mazout clarifié le dixpertuis
4. Monter en neige les 2/8ème d’unpertuis
5. Boire un pastis frais pour se détendre
6. Mélanger les ingrédients utilisés dans un saladier de forme réglementaire (se reporter au code déontologique des saladiers)
7. Jeter le reste


Langouste émincée aux tripes de Caen

Ingrédients :

1. Une langouste précédemment émincée comme on émince un oignon
2. Une boîte de conserve de tripes de Caen
3. Un litre d’huile d’olive de Finlande
4. De la crème fouettée en volume important – on compte généralement un demi litre par émincé
5. Du bicarbonate de soude

Instructions :

1. Jeter l’émincée de langouste dans une poêle à fond plat préalablement remplie d’huile d’olive de Finlande (on en trouve principalement dans les magasins spécialisés en brouettes japonaises et autres articles exotiques)
2. Allumer le feu
3. Appeler les pompiers si le feu commence à se propager à l’ensemble de la pièce
4. Ouvrir la boîte de conserve à l’aide d’une scie sauteuse ou de tout autre ustensile permettant d’effectuer cette opération (vaseline nitroglycérinée ni trop peu, obus de 15, cure-dent voire pince à linge ayant préalablement servi de paratonnerre)
5. Boire un whisky additionné d’un nuage d’eau glacée pour se détendre
6. Ajouter le contenu de la boîte à celui de la poêle sur feu toujours chaud (comme si un feu pouvait ne pas être chaud !...)
7. Ajouter la crème fouettée (ça lui apprendra à vivre non mais !...)
8. Absorber un demi tube de bicarbonate de soude
9. Manger


Foie de sanglier aux fraises des bois et à la mayonnaise de Biarritz

Ingrédients :

1. Un sanglier
2. Son foi
3. Un bois
4. Ses fraises
5. Biarritz
6. Sa mayonnaise

Instructions :

1. Chasser le sanglier afin de réussir à en obtenir un.
2. Une fois cela fait (disons au bout de 2 ans pour toute personne n’ayant jamais vu un sanglier ailleurs que dans les films documentaires) extraire le foi. Le plus simple est de se munir d’un opinel de qualité courante et de plonger ce dernier (ouvert si possible) dans le ventre dudit sanglier (vérifier au préalable que le sanglier est bien mort sinon l’opération pourrait se révéler d’une dangerosité extrême pour le cuisinier – Pour être sûr de savoir si le sanglier est bien mort, demandez-lui ses papiers, s’il ne les présente pas en moins de 15 secondes en faisant tomber de sa poche intérieure une paire de lunettes, considérez : 1. Qu’il est mort, 2. Qu’il est sourd. Faire une prière à St Benoît en espérant qu’il s’agit de la première solution puis introduire l’opinel.)
3. Trouver un bois
4. Une fois cela fait (disons au bout de 2 ans pour toute personne n’ayant jamais vu un bois ailleurs que dans les films documentaires) trouver les fraises. A cette fin, marcher dans le bois l’air de rien afin de pas susciter la crainte maligne des fraises et tenter d’entrapercevoir ces dernières lors de leurs brames d’hiver, vers le 14 août. Se précipiter alors en plongeant sur les fraises ainsi mises à jour et cueillir celles qui n’ont pas encore mis bas.
5. Aller à Biarritz, c'est-à-dire aller à Bayonne et demander la route pour le village maudit qui est à côté.
6. Trouver la mayonnaise. A cette fin on utilisera un piège à mayonnaise version 1942 modifié 58. Si celui-ci ne s’avère pas efficace on privilégiera alors la course à la mayonnaise du soir qui débute au couchant sur la plage d’Anglet en prenant bien soin de ne pas confondre avec celle à l’huile solaire qui se tient sur le même lieu de juin à octobre de 9h à 18h.
7. Une fois l’ensemble des ingrédients obtenu, mixer le tout dans un mixer à haute pression et à parois étanches.
8. Ajouter glaçons et olives pour donner de la couleur et boire bien frappé.

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Célibataire
MonsieurBo

"Il n'y a plus rien", Léo Ferré

Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles pu tes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.
Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.

IL n'y a plus rien

Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire :"T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte ? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
Espèce de conne !
Et barre-toi !
Divorce-la
Te marie pas !
Tu peux tout faire :
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...

Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : " Sale blanc !"

A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Etait bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs !

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !

Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

Les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, Citoyens ! A l'Amour, Citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés !
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire !

Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien

Il n'y a plus rien

Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes !
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça !

Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi !
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature

Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots !
Et nous partons avec nos cris !
Et voilà !

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Je suis un chien ?
Perhaps !
Je suis un rat
Rien

Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue

Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
"Apprends donc à te coucher tout nu !
"Fous en l'air tes pantoufles !
"Renverse tes chaises !
"Mange debout !
" Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe

Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit !
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le cathéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innomé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel !

La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage : on rote
et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.

Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée

Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons !
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais ?

Heureusement il y a le lit : un parking !
Tu viens, mon amour ?
Et puis, c'est comme à la roulette : on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait !
Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination

Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire

Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !

Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches

Tout dans la tronche !

- Vous n'avez rien à déclarer ?
- Non.
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !

Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Ecoutez-les... Ecoutez-les...
Ca rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlotte ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges !
Ecoutez-les...

Il n'y a plus rien

Si les morts se levaient ?
Hein ?

Nous étions combien ?
Ca ira !

La tristesse, toujours la tristesse...

Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...

Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve

Ne vote pas

0 DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté

Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire

Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien

Il n'y a plus rien

Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire :

Monsieur !
Madame !

Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous ?
Pardon.... LEURS sous !

Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui
racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur
et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les
champions de l'anonymat.

Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.

Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt,
dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.

Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !

Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout

Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos réglements d'administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

NOUS AURONS TOUT

Dans dix mille ans.
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