Ce que j'aimerais partager en couple
des plaisir simple :
calin devant la tele , calin sans la tele lol , prendre un bains avec celle que j'aime
Lire la suite - Commenter
kikou mickael : vie sur la brée les bains
cherche relation serieuse ou amitier
j'adore la musique : rap,reggae,zouk,techno,un peu de rock en gros de tout
j'adore les enfants,les chiens,
sortie en ami(e)s partout sauf les boites de nuit
aime les films ou ya de l'action du combat etc........
cinema....
Lire la suite - Commenter
les p'tits plus...en vrac.
L'océan déchainé, l'odeur de la terre avant l'orage, l'orage en soit, la lumiere les soirs d'étés, un bon livre, les feux de cheminée, le silence avant que l'autre ne dise "je t'aime", l'etincelle dans les yeux, ecouter le Requiem de Mozart (par Corboz) dans le noir, les bisous dans le cou, l'odeur des pins juste avant les dunes, les fetes de noel, la neige, l'odeur du maquis Corse, le dernier moment de lucidité avant de s'endormir, le premier sourire au reveil, l'odeur du café, le whisky (single malt), les reveils calins, la canelle dans le chocolat chaud, la couette froide, les bains moussants, les gestes tendres, offrir et recevoir des fleurs, le moment avant le premier baiser.
Lire la suite - Commenter
Bon appétit
Je me suis levé ce matin : le rituel,l'habituel même la tête dans le cul.
Direction ouverture de volets,aération de pièce,allumage de l'ordi,direction la salle de bains,fait chauffer le café, beurre le pain,m'installe devant l'ordi,je mange et c'est parti pour un quart d'heure.
Aujourd'hui,ils font leur réapparition.Je les avais oublié un temps,une vie même.Quelques semaines,quelques mois,je ne me souviens plus.
Je les sens revenir,ils s'approchent doucement,insidieusement et pourtant,je ne leur veux pas de mal,je ne les rejette pas.
Ce matin,ils sont revenus,ils ont faim et je les laisse se repaitre de mes tripes,de mon âme : régalez vous petits démons,la carapace est tombée,vos dents acérées n'auront plus à ronger pour atteindre la meilleure partie,la plus tendre.
Bon appétit et surtout ne partez pas sans votre doggy bag,la prochaine fois : il ne faut pas gaspiller surtout que les restes , je n'en veux plus.
Lire la suite - Commenter
Le message le plus drôle, étonnant que j'ai reçu
FORMATION OFFERTE AUX HOMMES
THEME DU STAGE: Devenir aussi intelligent qu'une femme ( donc être parfait).
OBJECTIF PEDAGOGIQUE:
Cours de formation permettant aux hommes d'éveiller cet organe, appelé CERVEAU, dont ils ignorent l'existence.
PROGRAMME:4 MODUles OBLIGATOIRES
MODULE 1 : COURS OBLIGATOIRES
1. Apprendre à vivre sans sa mère (2000 heures )
2. Ma femme n'est pas ma mère ( 350 heures )
3. je donne ma paie à ma femme (550 heures)
4. Comprendre que le foot n'est qu'un sport, et Ronaldo un crétin ( 500 heures)
5. Ma femme n'est pas mon infirmière
6. Ma femme n'est pas ma bonne
MODULE 2 : LA VIE A 2
1. Ne pas devenir jaloux ( 50 heures )
2. J'arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies (500 heures )
3. Vaincre le syndrome de la télécommande ( 550 heures)
4. Je ne pisse pas à côté. Je m'avance un peu, j'oublie ma prétention... ( exercice pratique avec vidéo 100 heures)
5. Je ne transforme pas la salle de bains en piscine municipale lors de ma douche...
6. Comment se rendre jusqu'au panier à linge sans se perdre? ( 500 heures )
7. Comment survivre à un rhume sans penser être à l'article de la mort? (200 heures )
8. Savoir s'habiller tout seul , choisir ses vêtements tout seul, ne pas faire semblant de ne pas savoir où se trouve l'armoire.
MODULE 3 : DETENTE ET LOISIRS
1. Le ménage ..... une activité familiale et valorisante.
2.. Je mémorise les journées de sortie des poubelles.
3. J'apprends par coeur la définition du mot ' ASPIRATEUR' : ' appareil ménager, servant à aspirer les poussières, les menus déchets' ( j'en profite pour gagner du temps en regardant le Niveau 1 du module 4 )
4. Savoir se servir d'une éponge...
5. Savoir ramasser les dégâts après une séance de bricolage...
6.. Réviser son français : le féminin de ' assis devant la télé ' n'est pas ' debout devant la cuisinière'
MODULE 4: COURS DE CUISINE
Niveau 1 ( débutant ) : les appareils ménagers :
- 'ON' = mettre en marche
- 'OFF' = arrêter ( ... l'appareil)
Niveau 2 (avancé) : Mon premier ' quick soupe' sans brûler l'eau.
( Exercices pratiques : Faire bouillir l'eau avant d'ajouter les spaghettis )
Niveau 3 (expert): Faire du café sans oublier ni l'eau, ni le café, et ne pas utiliser le soluble qui est incompatible avec la cafetière. Savoir servir le café, sans en foutre la moitié à côté
Niveau 4 (best off) : apprendre les recettes de base (exercices pratiques : omelette, poulet rôti, steak grillé, légumes à l'eau, riz...)
Lire la suite - Commenter
les fourberies du chatelet
Chaque samedi, Paris Centre se transforme en un lieu cosmopolite où toute la banlieue se réunie tel un pèlerinage hebdomadaire, passage obligé pour un week-end réussi. Ce lieu, c'est Châtelet les halles, résidence secondaire des shlags traquant sans relâche les femelles et lieu de rencontre des jeunes désirant se montrer vétus de leurs sapes achetées la semaine précédente ici même.
Parce que Châtelet, c'est comme "une station balnéaire mais où y'a pas la mer ". les maillots de bains seraient alors remplacés par des baguys triple XL, les tongs par des bottes en cuir et la plage par la rue de Rivoli. Fort de cette image tu imagines alors ton vendeur de glaces te proposer un complet mayonnaise ketchup sans oignons, et son homologue te distribuer des tracks contre la maltraitance des poulets du KFC.
Mais cette ambiance éclectique est magique, car à châtelet, c'est le seul endroit où dans la même journée tu peux :
- contempler le style avant-gardiste du short qui descend jusqu'aux chevilles (trop de kainrysme tue le charisme)
- être témoin du sifflage des minettes over-maquillées qui feintent un dédain alors qu'elles éprouvent une certaine satisfaction
- claquer la bise à un gothique en prenant soin d'esquiver ses piques, ce qui t'évitera le tétanos
- ... P'tain ! même les pigeons ont des ailes taille XXL
- te faire alpaguer par les flics dans le métro, et ce, même si t'es en règle (seulement pour les noirs, les arabes et ceux qui ont des sales gueules)
- manger ton 10ème grec gratuit de ta carte fidélité, celui qui te donnera une bonne chiasse (si t'es arrivé jusqu'au 10ème, c'est que t'es vraiment balèze)
- t'inscrire à Greenpeace, ou militer pour le défrichement de l'Amazonie
- tiser avec Dédé une bonne Kro
- crier JESUS REVIENS ET IL VOUS AIME, OH JESUS, JESUUUS ! et que cela paraisse normal.
- débattre de la qualité d'un jean Maurice Malone par rapport à un Roca Wear pendant toute une après-midi.
Voici donc en quelques lignes tout ce qui fait le charme de cet endroit. Si tu ne connais pas, je t'invite vivement à venir visiter châtelet, et surtout n'oublies pas de prendre un souvenir : Ruffneck accepte le financement des baguys par crédit Cetelem.
Lire la suite - Commenter
"Il n'y a plus rien", Léo Ferré
Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles pu tes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.
Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps.
les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.
IL n'y a plus rien
Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée
Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire :"T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte ? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
Espèce de conne !
Et barre-toi !
Divorce-la
Te marie pas !
Tu peux tout faire :
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...
Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !
Il n'y a plus rien
Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : " Sale blanc !"
A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Etait bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs !
Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !
Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant
les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, Citoyens ! A l'Amour, Citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés !
les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire !
Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien
Il n'y a plus rien
Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes !
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça !
Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi !
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature
les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots !
Et nous partons avec nos cris !
Et voilà !
Il n'y a plus rien... plus, plus rien
Je suis un chien ?
Perhaps !
Je suis un rat
Rien
Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue
Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
"Apprends donc à te coucher tout nu !
"Fous en l'air tes pantoufles !
"Renverse tes chaises !
"Mange debout !
" Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe
Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien
Il n'y a plus rien... plus, plus rien
Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit !
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le cathéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innomé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel !
La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage : on rote
et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.
Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée
Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons !
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais ?
Heureusement il y a le lit : un parking !
Tu viens, mon amour ?
Et puis, c'est comme à la roulette : on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait !
Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...
Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir
Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé
Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination
Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire
Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !
Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches
Tout dans la tronche !
- Vous n'avez rien à déclarer ?
- Non.
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !
Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Ecoutez-les... Ecoutez-les...
Ca rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlotte ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges !
Ecoutez-les...
Il n'y a plus rien
Si les morts se levaient ?
Hein ?
Nous étions combien ?
Ca ira !
La tristesse, toujours la tristesse...
Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...
Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve
Ne vote pas
0 DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté
Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire
Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien
Il n'y a plus rien
Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire :
Monsieur !
Madame !
Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous ?
Pardon.... LEURS sous !
Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...
Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui
racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur
et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les
champions de l'anonymat.
les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.
Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.
Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt,
dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.
Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien
Il n'y a plus rien
Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout
Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos réglements d'administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer
NOUS AURONS TOUT
Dans dix mille ans.
Lire la suite - Commenter