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Tendres paroles et doux écrits
Les poèmes vont comme le vent
Dans les oreilles des enfants
Aux herbes folles et aux épis
Libres de l'air et coule l'eau
Odes sonnets ou simples rimes
Filent le bas jusques aux cymes
Qui font le rêve des oiseaux
Support de mort ou mots d'amour
Papiers dorés simples brouillons
La vie nous offre en ses chansons
Des sucres au fond d'un café court
Ils sont le rire ils sont la voix
Un cri d'oiseau dans son envol
Ivresse d'un mot dans ses alcools
Cachet de cire au bout des doigts
Le rugissement du Lion
N'égale les cris silencieux
Du mot torturé et fiévreux
Du vers qui hurle et a raison
Le rire de l'enfant se meurt
Le sens du poème obéit
Aux rimes que je lui choisis
Le pleur du petit nous écoeure
Noires paroles, doux récits
Les poèmes sont une tempête
Qui se déchaîne dans la tête
Des poètes qu'ils ont choisis
Comme le miaulement du chat
Semblable à l'appel du Grand Roi
Le poème nous emprisonne
Pitié, prête moi ta couronne.
Viles paroles et sots mépris
Comme on se parle on se détruit
Prosternez-vous devant la rime
Au doux poème que j'estime
Il est le roi devant la mort
Les yeux éblouis par son or
Hurlant son cri qui nous enchaîne
L'amour éternel à sa reine
Vague après vague il me revient
Au rythme des alexandrins
Soûlante marée océane
Tempête immergée dans mon crâne
Mais je serai le capitaine
Et pour mon or et pour ma reine
Bravant la houle d'un son clair
Je chanterai mon dernier vers

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