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Blog de Misticaluna


- Je te tiendrai pas la main devant sa tombe -

6h39. C'est aujourd'hui que tout commence.

Enfin tout dépend de votre notion du commencement. D'un point de vue large, pour vous, rien ne va changer aujourd'hui. Toujours même réveil brutal, sans doute la même personne à vos côtés, sauf si cette dernière a décidé de sauter votre colocataire ou bien de se faire prendre brutalement par votre meilleur pote -mais ceci ne concerne que vous, moi je m'en tape- toujours même carrelage froid, café dégueulasse et restes de bouffe de la veille. Vos fringues sales dans la salle de bain, votre serviette pas encore sèche, peu importe, y'a plus d'eau chaude, comme d'hab. Tout est similaire, à la veille, et désolée de vous gâcher le suspens mais à demain aussi. Une atmosphère de routine, comme un souffle d'air chaud qui vous envahit et qui vous rappelle, que, malgré tout, malgré vous, vous vous plaisez ainsi. Pas trop de folies, tout en douceur, c'est le secret pour vivre vieux. Mais moi, la vieillesse ça m'attire pas des masses. Je préfère, vivre vite, mourir jeune et faire un beau cadavre. Ouais, aujourd'hui tout change. Tu sais ça va être rapide, surprenant et frais. Un peu comme dans une pub' pour café ou un parfum. Une robe fleurie, une fin d'après midi, un champ de blé, de l'herbe jaunie, les rayons du soleil, un vent léger, une ambiance parfaite. Et ta main dans la mienne. Je m'en fous, je tente le tout pour le tout, attrape mes clefs, cours dans la rue, claquement de talons, la musique dans les oreilles, me fais siffler par deux mecs bizarres, prends pas le temps de me retourner, trébuche, m'arrête brutalement au passage clouté, traverse entre deux voitures, klaxons, non pas le temps pour l'ambulance. Haletante, me voilà, cheveux en bataille, rien à foutre, oh mon dieu toi, là, à cinq mètres de moi, là juste là, à portée de main, pas au fond de mes rêves. Il me suffit de me planter devant toi, de me mettre sur la pointe des pieds, à trois centimètres de ton visage, de respirer en même temps que toi, de voir un sourire se dessiner sur tes lèvres, être au sommet de tout, atteindre un tel degré de perfection que tout s'arrête de bouger, tout se fige, là, en un instant, le monde à nos pieds, y croire. Naïvement. Jusqu'à ce que ta fameuse blonde nous écarte et m'adresse un véritable sourire de prostituée. Quelle pouffiasse celle là, ça se lit sur son visage, un genre de « j'écarte les jambes à la demande » vissé sur son front. Ouais tu m'as *** de bien remplacée, aucun doute, t'as le jackpot là. Espèce de con. Va te faire foutre avec ta con asse. Je suis très bien, toute seule, plantée au passage piéton, faut dire que je sais très bien le faire, me planter. Idem pour cette fois-ci, la dernière, j'ai réussi à traverser au bon moment.

C'était le bon moment pour l'ambulance en fait. 7h39


Le 09 Août à 13:43:55 - Réagir
Célibataire de Senlis

Eyed07
Quelques passages où je me reconnais.

Célibataire de lyon

metalprey
slt comment allez vous??
tres joli et sombre
comme le profil de l'auteur

Célibataire de rabat

titange
j'ADDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDOR !!

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- Marre -

Elle. Je sais, je ne parle que d’elle ces derniers temps, j’en peux rien, c’est plus fort que moi. Elle me hante, m’obsède, me tourmente, chaque jour un peu plus que la veille. Je voudrais tellement l’appréhender, embrasser l’ensemble de sa complexité. Je m’en mords les doigts, de la voir, là, debout, légèrement vêtue, froide, rigide derrière cette vitrine. Cette vitre qui agit sur moi comme le reflet dans un miroir. Beaucoup d’hommes la regardent, et pénètrent à l’intérieur d’elle, mais aucun, aucun ne se doute qu’à chaque main posée sur son corps, c’est comme une incendie qui la dévore, qui la bouffe petit à petit de l’intérieur, s’enflamme et la consume pour laisser derrière un tas de cendres chaudes. Ils ne connaissent que le plaisir de sa chair fraiche. Le pas de la porte, l’inaccessibilité n’est guère convoitée. Elle se referme un peu plus sur elle même, seconde après seconde, minute après minute, heure après heure, jour après jour son cœur se meurt. Elle passe à côté de sa vie et même plus elle s’en fou, être ici ou s’en aller, peu lui importe. Livide, pâle, une silhouette fantomatique qui erre sans but, sans fin, en vain. Pu tain, j’en crève de vouloir lui tordre le cou, lui maquer la tête contre le mur jusqu’à ce que son sang suinte de chacun de ses pores, lui briser chacun de ses os qu’elle sente la vraie douleur jusqu’au bout de ses ongles. Et pourtant, impuissante, j’assiste à sa putréfaction. Une lueur d’espoir s’affiche sur son visage ou s’écrase toute sorte d’émotion. Elle pleure en silence, chaque soir, elle fantasme sur ce lui, lui qui la fait rêver à nouveau. Suppliant ses poignets qui sont en train de saigne de stopper la douleur des battements de son cœur.


Le 07 Août à 11:47:06 - Réagir
Célibataire de saint etienne

eclystios
tu as refusé mon invitation, pas grave en fait j'voulais juste garder une trace de toi pour pouvoir revnire lire ton blog. Je sais pas si c'est de toi mais ça me donne envie de lire le reste à chaque fois et ça c'est deja un exploi lol. Bise et bonne continuation

Célibataire de Argenteuil

Shanoir
Ah mais je n'ai jamais dis que j'exercerais ce droit sur toi ( d'où la confusion je pense) , bon ça sent le mp ...

Célibataire de Luxembourg

Misticaluna
T'as pas ce droit sur moi, DSL ^^

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- Sur le Sofa ; Prémice au massacre -

Soit, admettons, si vous insistez. Parlons de moi. Même si j'ai l'impression de ne faire que ça depuis quelques temps. Mais soyez gentil, pour une fois, ne demandez pas comment je vais. Je trouve ça aussi inutile que tous les compliments que vous me murmurez pendant que, sous le bureau, je colle ma langue contre votre entrejambe. Je sais pertinemment que je fais ça bien, comment pensez vous que je suis arrivée où je suis actuellement ? Bref, reprenons où nous en étions. Ne faîtes pas cette tête. Ne jouez pas les hommes choqués, vous savez que ça m'excite. Oh, je vois, je suis allée trop loin. Enfin, façon de parler. Bref. Oui, je sais, je l'ai dit deux fois, en très peu de temps. Signe de quoi déjà ? Névrose passagère, c'est bien cela ? Je fais une bonne élève n'est-ce pas ? Non, ça ne fait pas plaisir. Vous n'avez toujours pas compris, depuis le temps...Plus rien ne me touche, ne m'émeut. Je simule parfaitement le fait d'être en vie. J'ai appris, depuis le temps. C'est si simple, tellement plus facile que de me retenir de vous planter mes ongles dans les yeux pendant que vous foutez vos doigts en moi. Ne me retenez pas. Vous vouliez que je parle de moi, vous allez être servi. Je pourrais vous narrer mon enfance, l'amant de ma mère et les crises de mon père. Puis embrayer sur les dis*** infinies, les pleurs que l'on noie sous l'eau de la douche et ce goût de sang, omniprésent dans la bouche, alors qu'elle était en fait emplie de vomi. Voilà pour ce qui est du contexte. Bien sûr, il y a eu lui ensuite. Lui. Toute la souffrance du monde dans ces trois lettres. Comme quoi, votre vie peut basculer sur des lettres, peut s'effondrer, la faute aux mots. Non, pas aux maux. Je vous parle de littérature moi, de serments échangés à n'importe quels moments et de frissons au creux de la nuque. Ce genre de choses qu'on ne soigne pas. Parce qu'on l'a trop dans la peau, c'est au fin fond de nous, logé à même notre appareil respiratoire, nous empêchant de digérer quoique ce soit. Des sensations, des phrases gravées, inscrites, au chalumeau. Et ça vous donne envie de vous asperger d'acide, de vous détruire le cerveau pour arrêter de penser, juste un instant. Croyez moi, il n'y aurait eu absolument personne si je m'étais écartelée la cage thoracique, disséqués les bronche et éclatées les alvéoles pulmonaires. Sans antalgique, ni morphine, ni quelconque drogue. De toute manière, j'étais déjà morte. Satisfait Monsieur Je-déshabille-mes-patientes-sur-mon-sofa-en-cuir. ? Et encore, ce n'est que le début, je me sens en forme. Oui, à mardi prochain, promis. Vous me faîtes bien trop mouiller pour que je me suicide et je suis la seule à vous faire bander alors bon...Comme quoi, j'ai encore une raison pour ne pas crever tout de suite.

Pu tain, que la vie est belle, légère et poétique.


Le 05 Août à 15:01:27 - Réagir
Célibataire de herzele

suiscool
et bien

Célibataire de Argenteuil

Shanoir
J'aurais du faire psy ... ( surtout si tu sous entend qu'on les paie en nature)

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- Penser que tous les gens vont mourir c'est la seule pensée positive -

Je me lève et cours vers la fenêtre, il n'y a pas de ciel. C'est gris, c'est pâle. C'est beaucoup trop pâle pour une journée de douleur. Je pose mon visage sur le rebord et regarde attentivement la vie, celle de dehors. Celle où les gens normaux, vivent une vie normale. Ils promènent leur clébard, rangent la vaiselle, font leurs courses aux marchés. Je les détestent, eux et leur normalité. Je les détestent parce que je les envient. Parce que je suis incapable de marcher, de sortir dehors et de les affronter. Je suis malheureuse, ils s'en foutent tous vous savez? Oh évidemment ils nous auraient vu, ils en créveraient encore de jalousie. Ils seraient tous sur le trottoir à hurler à notre fenêtre, à se plaindre à gémir. Le bonheur c'est pas pour vous, bande d'imposteurs! C'est de la bouillie que vous avez entre les mains, vous les voyez vos ongles sales? Moi, je l'ai entre mes bras, vous voyez comme çà déborde, comme çà emporte, comme mon coeur gonfle? Jamais, jamais vous ne vivrez çà, j'peux vous le jurer. Mais un jour, vous vous casserez tous la gueule, çà je peux le cracher. Je n'en reviens pas. Comment tout peut basculer comme çà.
Depuis qu'il n'est plus là, je suis tombée dans l'excès, dans la vitesse, dans le trop-du-tout. Je ne tiens à rien et rien ne m'interesse. Je voudrais arrêter de respirer mais le temps est plus fort que moi. Je voudrais qu'on me torde le cou. Je vis à un rythme totalement infernal, je cherche à tout briser, parce que rien ne mérite encore d'exister. Je fume trop, je bois trop, je ne dors pas assez. Rien n'est assez. Rien ne vient me calmer. Il était mon équilibre, ma douceur, ma patience. Il était tout pour moi. Sans lui, je ne suis rien. Je suis le rien qui explose sur le miroir de la salle de bain. Plus rien ne me touche, plus rien ne compte, plus rien ne me plaît. Je ne ressens rien, je ne veux rien. A ma fenêtre, je suis celle qui s'est enfuie du monde. Je suis en dehors du monde. J'habite mon rien. Je ne suis pas normale.


Le 05 Août à 12:22:33 - Réagir
Célibataire de Andalousie

rienk1peu
Le fantôme, celui qui nous accompagne, celui que nous reconnaissons de dos, dans une démarche, une p... d'odeur, il est le graal, notre graal, après tu passera ta vie avec d'autre que lui, sans doute sera tu aspirée par la vie, le mariage, les gosses, la carriere, les traites de la maison de la voiture... tu sais quoi, je te souhaite de ne jamais le retrouver parce que lorsque ta vie sera une put1 de vie tellement normale... ton unique bonheur, ta respiration, ta vie... ce sera ce fantome. Protège le comme un trésor, ne guérie pas de ta douleur elle est ce qu'il y a de plus beau et finalement de plus vrais, elle est intangible.

Célibataire de Bruxelles

Heroin_E
* juste son nom qui cogne chaque parcelle...

Célibataire de Bruxelles

Heroin_E
Il est vrai qu'il est pénible de ramper au sol, raide, juste son nom à la boqui cogne chaquel parcelle de notre cerveau. Et on se dit que personne peut comprendre à quel point ce fut notre tout, notre essence. C'est facile de simuler la vie alors qu'il a laissé de nous une coquille vide...Le tout est de ne pas être trop clean, pendant des mois juste de la défonce... mais quand on se réveille on pleure toujours le même connard...

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-Je pourrais aussi bien la faire empailler, pour mieux la contempler-

Un bourreau, voilà ce que je voudrais devenir. Uniquement pour elle. La torturer, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle soit heureuse. Voir ses larmes couler en emportant son mascara et lui essuyer le nez, dégoulinant de morve. Ma belle, ma toute belle, ma talentueuse, je te giflerai jusqu'à faire saillir les os de ton sublime visage. Une baffe à droite, pour que tu réapprennes à sourire et une à gauche, pour que tu arrêtes de vivre pour lui. Encore et encore. Regarde toi, mais regarde toi pu tain. Tu es une splendide garce. Mais c'est fini. Tu as eu ton temps, pour jouer, aligner les mots et massacrer les gens du bout de ton stylo. C'est mon tour maintenant. A moi de t'enfoncer la tête dans les chiottes. Et de voir les bulles d'air remonter à la surface, tandis que tu hurles, pour évacuer l'oxygène de tes poumons.Tu vis pour souffrir, tu le sais n'est-ce pas ? Tu as choisis la difficulté, la douleur t'inspire. Et tu jouis, alors qu'il te maltraite, te jette sur le bureau, te prend sauvagement, et part sans un mot. Je pourrais t'arracher la peau tu sais, t'enlever les nerfs, un à un, briser les cartilages de ton nez ; pour qu'il ne te touche plus jamais et te libère de son odeur.

Tu serais tellement belle écorchée. Tu es tellement belle quand tu souffres. Raison de plus pour renoncer au bonheur, pas vrai ? Et tu dis de si belles choses dans la douleur. Les gens t'admirent, alors que tu pourris à vue d'oeil. Bientôt, tu deviendras le cadavre le plus envié que le monde ait jamais connu. C'est tellement étrange, tu es pourtant trop forte pour qu'on te pousse dans le vide, du haut d'une falaise, ou d'une fenêtre, que tu te fracasses, la tête la première sur les rochers. Et pourtant, il a suffit d'un crétin de blondinet à lunettes pour te mettre dans cet état. C'est pitoyable, tu me donnes envie de vomir. Comme toutes ces pauvres petites créatures, ces poupées de porcelaine, qui ont peur que le bonheur ne leur donne des rides. Reprends toi ma sublime, tu es bien trop vivante et volcanique pour jouer les frigides torturées. Mais j'aime quand tu te détruis, te dépraves, à coups de vodka, de nuits blanches et d'ivresses étoiles. Tu sais, il n'y a rien de plus troublant et érotique qu'une femme sur le point de sombrer. Et je ne suis pas la seule à penser ça. Songe à tous ces hommes, ma douce cannibale, que tu as emprisonnés dans ta toile, pour mieux les dévorer, de la tête au pieds, en piétinant leur membre au passage. Vengeance anticipée, pour tout ce que tu allais subir, par leur faute. Mais oui, j'avoue, je suis comme eux, je te mettrais volontiers dans mon lit, pour te dévorer jusqu'au trognon. Après tout, le meurtre est une forme de sauvetage. Et je donnerais chacune de mes cellules pour te sauver de ta dérive. De ton suicide, plus ou moins inconscient. Tu sais, je prendrais le premier train pour défaire le noeud de ta corde.

Elle, magnifique épave.


Le 04 Août à 18:17:51 - Réagir
Célibataire de Andalousie

rienk1peu
et le blondinet à lunette, faut il le remercier de t'inspirer. En mots ou en photo elle est belle la misère des autres, elle nous fait vibrer comme une oeuvre d'art.
Vive le blondinet à lunette...

Célibataire de bejaia

himm5000
cé dure!!!!!!!!!!!!

Célibataire de bejaia

himm5000
tu n'é pas écrivain ?

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- Y a celles qui sont à genoux par plaisir, et les autres, sur le dos par nécessité -

Y'a bien un moment où ça va exploser. Je veux dire, c'est obligé, inéluctable, voire même scientifiquement prouvé. Je vais dégueuler, ouais, je vais les vomir tous ses bouts de verres qui me déchirent le larynx à chaque souffle. Je vais les vomir là, à tes pieds, et tu marcheras dessus, violement. Comme tu t'es assis sur mon amour, comme tu as défoncé cette pauvre fille, au détour d'une ruelle, entre deux lampadaires...C'est cruel les hommes. On leur file notre coeur, notre petite culotte, et au final, usées par les déclarations vaines, on se retrouve à cracher ses gâchis, à genoux, comme une bonne vieille jouissance, entre deux lampadaires.
Et quand ce n'est ni le coeur, ni l'estomac qui se sert, c'est le fond de notre pantalon qui nous rappelle pourquoi nous vivons.

Alors, paf, la tête la première dans les chiottes. A dégueuler sa tristesse. Si tu as du bol, peut-être qu'un homme viendra te tapoter le dos, pour te faire cracher les derniers restes de tes regrets. Mais ne soyons pas trop naïves, c'est juste pour mieux nous baiser contre le mur. Voyez-vous, courir sous la pluie, un grand sourire aux lèvres, ça va bien cinq minutes. Après y'a non seulement le maquillage qui coule mais les espoirs qui suintent et personne pour vous attendre avec un parapluie. Alors retour case départ : les lampadaires et tout le bastringue. J'ai les mains trop écorchées pour me raccrocher à quelque chose de palpable, les bouts de verre, ça fait drôlement mal. Ouais, ça vous écorche la bouche, vous brûle la langue, comme de l'acide. C'est que c'est violent à faire sortir l'amour. Encore plus à exprimer. Moi, j'ai plus les mots. Alors, me mettre à genoux devant toi, pour te dégueuler tout ce que je ressens pour toi, pas de problème. Allez remonte ta braguette s'il te plaît, c'est fini le plaisir, on va passer aux larmes maintenant. Et je peux te dire que tu vas chialer mon bonhomme. Tu vas voir comme je souffre et tu feras moins ton malin.
Juste le temps de m'essuyer la bouche et je te dis à quel point je t'aime.

Magnifique n'est-ce pas ?


Le 04 Août à 18:14:55 - Réagir
Célibataire de Senlis

Eyed07
Ca me manquait. Toujours aussi sympa cette lecture sur tion blog

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- Ma petite soeur à peur, elle à déchirée toutes ses poupées -

Pourtant j'ai essayé. Je pourrais même vous le jurer, vous cracher sur la semelle. J'ai essayé mais ça n'a pas marché. C'est comme un nuage gris qui me suit, sans prendre le temps de s'arrêter. Il fallait que je me rende à l'évidence, chaque fois que je mets un pied dehors, le soleil se casse la gueule et l'herbe sèche. Où est ce que je me suis crue? Je ferais mieux de faire le reste de ma vie dans un bocal à poisson, tourne et tourne et tourne encore. Fais valser tes os, tu sens comme ta peau est légère? Tu l'entends cette petite mélodie, on dirait une boîte à musique. Il y peut être même une princesse aux cheveux longs qui danse. Je pourrais la rejoindre, lui caresser le dos et la faire pleurer. Je pourrais lui faire comprendre qu'elle a de la chance, elle est protégée. On n’essaye pas de la faire tomber, elle. Je la ferais pleurer en lui disant que dehors les gens se bousculent et se tuent et qu'avec moi elle ne risque rien.

Pourtant j'ai essayé. Je pourrais même lever la main droite et jurer. J'ai essayé mais ça n'a jamais marché. La mélodie est devenue insupportable, la poupée hurlait. J'ai mal aux tympans, qu'elle me disait. Je n’ai pas supporté, je supporte jamais très longtemps les gens. Alors je l'ai envoyé valsé contre les murs, elle en faisait craquer ses membres. Je riais plus fort qu'elle ne gémissait. Et puis je l'ai prise dans mes bras. Tu sais, je n’existais pas aux yeux des autres, c'est des menteurs. Maintenant c'est à ton tour, petite poupée. C'est à ton tour.
Tu vas morfler.


Le 28 Juillet à 18:24:02 - Réagir


- Lui, le frère -

Il se sent seul. Il se sent seul parce que c'est un garçon et que les garçons sont toujours seuls. Et bien plus lorsqu'ils sont sensibles. Petit garçon aux jolies pupilles, il va falloir cacher tout ça. Je sais bien que les yeux bleus sont les plus fragiles mais t'as pas le droit. Tu es né en même temps qu'une génération de brutes, t'as pas de bol mon ange, tes ailes dans le dos se retrouvent froissées.
Mais j'ai craqué le vagin de maman avant toi, je lui ai craché les bouillis sur le visage, je lui ai mordu le téton et j'ai détruit une partie de sa jeunesse. Je me suis calmée après, je n’avais pas le choix, je n'étais plus seule. Mon heure de gloire était passée. Y'avait elle et puis surtout il y avait toi. Je ne sais pas si c'est judicieux et très adroit de t'avouer que lorsque Maman m'a dit qu'elle avait un mouflet dans le ventre, j'ai eu envie de dégueuler. J'avais déjà subi une fois, pas une seconde. J'ai prié Dieu et toute la Terre pour que ça soit un cauchemar, mais j'ai vu un corps dans les bras de ma mère, un corps et un zizi miniature. Je me suis forcée.
Aujourd'hui tu vis avec des peluches qui te semblent vivantes. Je t'entends leur parler. Peut être que tu combles l'amour que Maman et Papa ne te donnent pas. C'est vrai de ce côté là, on n’est pas garni. Une maniaco dépressive, qui chaque fois que tu lui parles, se met à pleurer, sous prétexte que c'est trop dur. Pour nous aussi, pour nous c'est bien pire. Et un père absent, effacé de sa propre vie mais attachant, attachant quand même.
T'es le tout petit, t'es mon tout petit, même si bientôt la musique de ta chambre sera plus forte que la mienne. Même si les cris d'une pét asse sur ton lit couvriront les miens, je compte sur toi pour la faire souffrir. Je te rappelle que je suis la seule femme respectable de ta vie.




Le 28 Juillet à 18:22:48 - Réagir


- L'habite rude -

22h00, je me réveille, explosée, une putain d'envie de gerber. Je maque le mur plusieurs fois en vain, bordel qui a éteint ? Je vire la jambe poilue qui m'enlace, mais à qui elle appartient ? La poisse. Je me lève d'un mouvement brusque, j'ai la tête qui tourne, je me sens flasque, pire qu’un mollusque. Je marche avec difficulté, les corps qui jonchent le sol sont durs à éviter, et puis merde, un pied dans la gueule ça à jamais fait de tord, personne n'en n'est mort. J'arrive dans la soit disant dite cuisine, pas d'évier, une bassine, je vomis mes tripes et le reste. Je me mets un coup sur la tête, histoire de remettre les idées en place, je jette un coup d'œil par ci, par là, mais ou je suis ? Qu'est-ce que je fou la ?
Sans rien demander, je retourne ma veste, je passe la porte, je descends malgré quelques gémissements. Dehors, je m’lume une clope, putain, j’ai écrasé une crotte. Je ne sais pas trop où aller, je vais encore squatter. J’emprunte une ruelle sombre et livide, je trace la route, j’y vais pas par quatre chemins, j’veux pas qu’ici stop mon destin. Voilà j’entends une gonzesse crier, hurler. Elle attise ma curiosité, je fais un tour sur moi-même, avant de comprendre qu’elle était en face de moi, j’ai juste entendu ses côtes se briser, violée. J’en reste bouche bée, paniquée, j’accoste un trou du cul, énervée, je lui prends le bras, vient l’aider avec moi. Il me regarde hautainement, bouche ses oreilles, continue sa route paisiblement. Comment pouvait-il être aussi blasé ? La bite rude, l’habitude.


Le 17 Juillet à 14:07:46 - Réagir
Célibataire de Argenteuil

Shanoir
U aura du violon à cette orgie au moins ?

Célibataire de Argenteuil

Shanoir
L'inverse serait pas plus facile ? ^^ ( ceci dit, un gros " ronron" pour ta délicate attention)
rrrrrrrrrrrrrooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn

Célibataire de Luxembourg

Misticaluna
Ok, no stress, tu me fais un fax de ton employ du temps ? Et en fonction j'organise l'orgie, d'ac ^^ ???

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- 4h45 -

C’était un jeudi par hasard, un rencard ou coin d’un trottoir « Déluge Bar ». Mouais, bof, je pousse la porte, j’arrive au comptoir, quelques têtes connues, une kyrielle du désespoir. A peine arrivée, j’allume une s èche, commande une bière…on me propose un rail de dope coupée au dafalgan, d’un geste fort peu élégant je m’obstrue le nez jusqu’à plus savoir respirer …J’enchaîne sur une autre clope ainsi qu’un rhum cola . D’un coup, ma perception sensorielle s’est amplifiée, inexplicable, juste appréciable…je me suis mise à regarder, observer dans le moindre détail, les gens se déhancher sur un son plus ou moins potable, spectacle peu délectable…Mais qu’est-ce que je fou là ??? 2 heures plus tard, je me décide enfin à bouger mon cul de ce tabouret, aie, mon équilibre n’est plus vraiment au rendez-vous, je me prends toutes sortes d’obstacles, je finis par ramper comme un gosse qui marche à quatre pattes. J’atteints difficilement les W.C. Me voilà face au miroir, cauchemar, quelle tronche, j’ai du mal à me reconnaître dans le noir. Au moment ou mon visage allait rentrer en contact avec l’eau, subitement, sans prévenir…une demoiselle en détresse, agenouillée à terre, me pris le bras, et me le serra si fort, ses ongles s’incrustant dans ma chair, je pu sentir son cœur battre à travers chacun de ses doigts… Naïve, victime d'un " je t'aime ", embarquée, baisée puis plaquée...le visage creusé, des larmes coulaient le long de sa joue pour mourir sur ses lèvres. Rapidement, elle leva la tête, et sous sa frange, j’entre aperçu son regard. Un regard que je n’oublierai jamais, pénétrant, d’un seul battement de cils elle me glaça le sang. C’est à cet instant précis, que je compris : j’étais entrée dans ce bar par choix, elle, n’en sortirait que par violence ...Quel gâchis, l’amalgame de ces deux vies…


Le 16 Juillet à 17:45:58 - Réagir


- J'aime me faire mal, pour ne plus avoir mal après -

J'ai souvent cru qu'il suffisait de ravaler le sang qu'on avait dans la gorge pour se coller l'étiquette d'une gamine innocente. Je n’avais pas tord, je me suis juste lamentablement vautrée. Je n’ai pas su gardé ce liquide rougeâtre dans les intestins, il a fallut que çà gicle, que çà devienne plus fort que moi, que je fasse mon intéressante encore une fois. Seulement quand cela se passe, on voudrait tous disparaitre. Moi la première, j'ouvre la porte, je dévalise les marches, je cours. Me voilà à l'extérieur, me voilà dans le monde. Le vrai, le beau, le magnifique, le terrifiant. Les murs sont gris, le vent me cogne le visage, j'ai envie de m'arracher la peau. Je sens bien que j'ai du sang partout sur le menton et dans le cou, du sang sec, c'est gerbant et çà me démange. Mais je sais que si je me gratte, j'aurai envie de tout massacrer et de déguster la peau qu'il me reste sous les ongles. Se bouffer soi même c'est aussi considérer comme du cannibalisme? Je ne me mangerais pas par envie, par amour surdimensionné ou je ne sais quel autre acte narcissique ; non je n'en suis pas encore là. Je me dévorerais pour ne plus exister. Je n’ai pas envie d'me faire ronger par la maladie, l'amour ou l'ennui, je ne veux pas d'un assassinat ou d'un accident non plus. Je veux me faire crever. J'ouvre grand la bouche et je me jette la tête la première contre le mur de l'avenue. Je tombe. Je me relève. En passant devant les vitrines des magasins, je m'aperçois. Je vomis tellement je suis abimée. J'suis entrain de crever


Le 16 Juillet à 17:45:29 - Réagir


- C'est quand le bonheur ? -

Signifier. J'ai toujours détesté ce verbe. Synonyme d'explications, de compréhension, de choses claires et nettes. Moi je ne suis pas faite pour les choses claires et nettes. La précision, ça a jamais été mon truc. Comment voulez-vous que je comprenne quelque chose, que j'explique quoique ce soit, dans tout ce merdier. J'ai le cerveau d'un côté, les tripes de l'autre et le cœur quelque part enfouit dans les décombres. J'ai tout planqué. Je me suis juste gardé l'estomac pour boire et la bouche pour avaler la fumée. Mon bonheur, je l'ai noyé, dans l'alcool. Extraordinaire, ça me change des larmes. Le mal a été déjà fait mon amour tu sais. Tu ne sais plus qui je suis et moi j'ai oublié les traits de ton visage. Tu vois, maintenant je souris, vraiment. Je ne déglutis plus pour m'empêcher d'hurler. Les choses qui me semblaient évidentes n'ont plus aucun sens. Je doute de la chaleur de tes baisers et du bond, que mon cœur fera dans sa cage, en te voyant. J'appréhende la profondeur de ton regard. Oui, ma splendide pourriture, si je ne ressentais plus rien ? Imagine la scène. J'ai été morte pendant tout ce temps pour rien. Il me faut d'autres bras, arracher d'autres t-shirt. J'aurais pu vivre, j'ai préféré rester immobile, à me contempler, dans le miroir, pour apercevoir, aux creux de mes cernes, les traces de ton amour. Sans doute pour rien, parce que ça n'en valait pas la peine. Je pouvais être heureuse, sans toi. J'ai appris. Respirer sans toi à mes côtés, un jeu d'enfants maintenant. Tu sais, les choses évidentes sont celles qui ont le moins de sens. Je ne veux plus expliquer, comprendre et attendre. Je veux arrêter de me décortiquer le cœur et de retenir ma respiration. J'ai envie de vivre, d'expulser toute cette fumée de mes poumons sans que ça résonne comme ton prénom. Il n'y a aucun sens à tout ça. Je n'ai plus besoin de ta main pour marcher. Tu peux partir, je ne tiens pas à conserver ma plus stupide erreur. Tout cet amour ne signifie plus rien, trop ancré et gravé. J'aime le bordel et les cendres, alors pas de place pour notre éternité.



Le 16 Juillet à 17:44:59 - Réagir


- Faite des enfants, disait-il -

04 septembre 89, aujourd’hui y beaucoup d’agitation aux alentours…je perçois des cris qu’hier encore m’étaient inaudibles. Comme toujours j’ai tenté d’ouvrir les yeux en vain, c’est le noir complet, l’obscurité totale. Au fur et à mesure je m’y suis accommodé, j’irais même jusqu’à dire que je m’y sens bien, tout simplement en sécurité, à l’abri de tout mépris. J’ai le confort absolu, même si j’avoue que je commence à me sentir un peu à l’étroit, les parois sont lissent, un peu visqueuses mais agréables au touché. Oui, depuis quelques temps déjà mes capacités sensorielles se sont multipliées. Il y a 7mois exactement je me suis amusée à toucher, chose qui m'était jusque là étrangère, ensuite, émerveillée j'ai découvert le goût et les odeurs. Et enfin le dernier mais pas le moindre : j'entends.
Mais que m’arrive t-il ? Subitement je glisse petit à petit, mais ou vais-je ? Je suis entrain de mourir ? J’ai peur, j’angoisse, que m’attends-t-il ? Sans prévenir, après neuf mois de gestation intense, elle m’expulse sur le devant de la scène, face aux projecteurs, putain de merde elle m’a donné la vie…



Le 16 Juillet à 17:43:54 - Réagir


- I'm free -

C'est du baratin d'aimer. La plus grosse arnaque jamais créée. On nous fait croire qu'il est bien joli de s'amouracher à un corps puis à un cœur. On nous fait croire qu'il est facile de sourire, qu'il suffit seulement de le laisser nous prendre la main, de le laisser nous écorcher les reins. On nous fait croire au billet "Aller" sans "Retour". Stupidité, je l'ai remarqué. On nous fait croire aux contes de fées, à la silhouette du prince charmant sur son cheval blanc. Tu vois ça où toi? Jamais. C'est dans ta tête tout ça. Réveillez vous, nous ne sommes plus des enfants. Le cheval blanc, ce n’est jamais qu'une ligne de bus. Le prince charmant est en retard à chacun de vos rencards? Il y peut rien, c'est un flemmard. Un enfoiré au cœur juste un peu écorché. Un enfoiré qui sait vous mettre à ses pieds. Je vous dis c'est du baratin d'aimer. J'me brêle les pieds dans la corde à sauter, je m'arrache les cheveux, ca fait des nœuds vous savez? On nous fait croire à l'avenir, au ventre rond et aux biberons. On nous fait croire qu'il reste de l'espoir, que c'est jamais foutu, faut pas baisser les bras ma fille. Mais au final, le soleil s'est cassé la gueule. Je le vois même plus dans son sourire. Lorsque je le regarde je baisse les yeux et tourne les talons. J'enfonce mes doigts dans ma peau, je me mords les lèvres. Qu'est ce que tu fais tu pleures ma fille? Je t'avais prévenu, c'est du baratin d'aimer. Tu y laisseras ta peau. Et arrête de rêver, le prince charmant ne viendra jamais te ramasser. C'est dans ta tête tout ça, c'est l'arnaque de l'année. Faudrait peut être évité de foncer tête baissée. Faudrait peut être apprendre à se protéger. Faudrait peut être qu'on arrête de s'aimer. Même si tu le faisais bien, le prince charmant. Espèce d'enfoiré.


Le 16 Juillet à 17:43:21 - Réagir




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