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Blog de Adamsberg


Loin de mes certitudes

C'est anarchiquement que je gère ma lucidité.
Permettre de ne savoir que ce que je désire.
Enfermé dans ma cellule de chair loin des cris externes,
pris dans le tourment de ce qu'on nomme la psyché,
je m'en prend à moi même à défaut.

Avoir et posséder mots qui dorénavant synonymes,
montre le chemin à tous.

M'enfermer dans la futilité et le refus de connaitre l'avenir,
loin de l'obséquieuse pensée commune qu'on me vend le jour.

La nuit, salvatrice, reposante, mon Eden
Toi


Le 09 Octobre à 08h20 - Réagir
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Mutisme

Où es tu ?

Un moment, un instant, tu seras là toi aussi,
perdu sur les roches de la raison regardant la mer incertaine,
le regard vague.

Cet oubli, ce vide, engendré par l'incompréhension mais attisé par la curiosité,
il est nécessaire, entrainant.

L'oubli pour s'extirper de cette chair, de cet endroit, de ces gens,
pour rejoindre un rêve dont j'aimerais ardemment qu'il soit réel.
Et s'il me plait d'y croire, avec toute la force de ma conviction,
s'il me plait de me voiler la face,
s'il me plait cet oubli, havre si lointain dont j'invente tout par pure complaisance
Laissez moi y sombrer un moment, un instant.

Et si d'aventure tu es là,
si jamais ton ombre, ta silhouette, ton odeur ou le bruit de ta respiration hante ce lieu l'espace d'une seconde.

Alors j'aurais trouvé.


Le 12 Septembre à 11h38 - Réagir
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Dialogue

D'une noirceur forçant la discrétion,
il marche lentement,
un imperméable couvre son corps, protégeant ce dernier du temps, des regards et tout ce qui pourrait ainsi effleurer son identité, sa vérité.

Ce manteaux, forgeant la discrétion adéquate à son repos, permet de prendre le recul pour observer, apprendre, comparer et se renseigner sur cet étrange endroit, ce monde qui nous entoure ou nous envahie c'est selon.

Car oui la discrétion n'est pas que le fort de personnes en mal d'être, elle se révèle aussi salvatrice, ou nécessaire pour tenter de n'interférer qu'un minimum avec toute cette vie qui s'écoule inlassablement autours de nous.

Apprendre de par les personnes, observer ces comportements, voyeur du quotidien, obsédé de découvertes banales reflets de notre époque, de notre culture.

Que ce soit assis, en marchant ou, l'espace d'un instant comme coupé d'une réalité il me plait de regarder, d'appréhender tout ce qui fais que je peux espérer de temps à autre sortir de mon microcosme et atteindre une certaine universalité qui à tendance à m'échapper.

Subtile, l''existence l'est. Car quelle que soit notre philosophie, forgé à la douleur d'émotions intenses ou de saveur exquises qui nous ont extasié, je n'oublie pas que mes limites m'enferment dans un univers d'incompréhensions.

Grâce à mes joies j'apprends et grâce à mes douleurs je comprends.

Un jour peut être l'humilité s'emparera de ma personne et à ce moment la compréhension ne sera plus tributaire de mes angoisses.


Le 08 Septembre à 23h06 - Réagir
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Extraits 2

Partir,
Loin de toute considération rationnelle, voguant au gré des humeurs,
Si proche et pourtant éloigné de mes rêves,
profondément endormi, grâce aux autres,
à vous
à moi.

Partis,
arrivé là ou je désirais me rendre,
nulle part en particulier,
juste loin du point d'où la vie se fût dure.
Apprécier différemment, toute nourriture,
terrestre ou spirituelle.


Revenu,
mal du pays, mal de son mal, envie de retour à ses considérations quotidiennes qui finiront inexorablement par me perdre.
Qu'ais je fais pour me punir de la sorte et reprendre ma vie là ou je l'avais laissé.
Peut être est ce simplement rassurant,
rassurant de savoir quels seront mes problèmes, mes envies, mes joies mes pleurs, grâce à cette existence, dont j'ai vainement tenté de m'éloigner et que je ne connais que trop bien.

_________________________________________________________________________________
D'une fraction de cet instant, irréel moment,
il me reste un souvenir chaleureux,
doux tel le miel, apaisant, gentillement sucré.

Marchant, sourire amusé aux lèvres,
Nonchalant, apaisé des mes soucis comme s'il n'étaient plus,
je croise un regard.

Reflets vert émeraude, bleu océanique, petites touches brunes,
teintes nuancées, mélangées, ayant pour seul objectif
de mettre en valeur cette pupille.
Irrésistible étoile, hypnotique cercle noir,
d'où je me perd.

_________________________________________________________________________________

Languissant au fond de cette pièce,
admirant les reflets ocres d'une chaleureuse lumière sur les murs,
guidé par les ombres dansantes d'objets disposés aléatoirement
et mus par le foyer de cette cheminée,
je me prend à détester.

Dans cet antre, ayant tous les attraits pour fournir la sérénité,
ce qui rajoute encore plus à l'idiotie de mon état d'esprit,
Je haïs le monde aussi simplement que je l'aime.

Bien entendu, noir est ce sentiment,
car non loin de lui sommeille la rage,
qui n'attend qu'un petit bruissement pour surgir et dévaster.

Courtois et pensif dans ce salon,
je me délecte de cette obscure sensation.

_________________________________________________________________________________

D'un geste vague mais non anodin,
Loin de moi, je tente de repousser cette présence.

Elle n'est pas une gêne, elle est simplement la digne représentante de la séduction, sensible et charmante, me donnant des envies concupiscentes.

Je suis incapable de me détourner de cette merveille
qui sait si bien, naturellement, capter mon attention.
Incontrôlable, mon regard n'a de cesse de parcourir,
cet être,
cette dame.

Et c'est ainsi la seule manoeuvre que je puisse faire,
pour tenter de contrer cette attirance,
bien que ce soit vain et que je ne veux que tout s'arrête.

Car ces gestes, cette voie et cette douce chaleur,
que je le veuille ou non,
ont fini par me vaincre.

_________________________________________________________________________________

Dans la fumée d'une cigarette posée de manière nonchalante sur un cendrier
Je regarde ce corps se consumant lentement.
Elle danse, ondulant ses formes, laissant transparaître la réalité derrière elle,
flou mais présente,
preuve de sa capacité à changer ma perception des choses.
Parfois le regard s'échappe de cette transe pour atterrir sur une silhouette. Dansante elle aussi, mais différente,
opaque, et intrigante m'empéchant d'apprécier le monde derrière elle.

Mais en ais je l'envie ?


Le 29 Août à 11h08 - Réagir
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Extraits 1

Inflexible, ardant sentiment de protection,
voila que je m'éprends de cette douce atmosphère,
feutrée, irrespectueuse, négligeante
cette pièce d'où mon coeur puise ses ressources
d'où l'esprit part et reviens de voyages lointains.
Cette antre magique repos de mon corps.

De tous les environnement en ce monde,
de tous les endroits connus, je n'aime définitivement
que ce lieu marqué par le théâtre de ma vie,
cet irremplaçable endroit possédé de tous mais unique à chacun,
mon foyer, haut lieu de mes angoisses, mes joies, mon bonheur et ma peine.
_________________________________________________________________________________

Loin de ma vision, proche de la rupture,
l'éloignement hérigé en sacerdoce,
non par choix mais plutôt comme marque d'un hasard malencontreux.
Ici, là-bas, rien ne peut me faire assouvir ce désir.

D'une flamme lumineuse et rougeoyante,
représentante fière de ma solennelle franchise,
sortent, émotions, envies et sentiments aussi cruels que magnifiques,
me laissant, au final, seul à les combattre ou les accepter.

L'Ivresse,
s'éloigner pour oublier cette distance, illusoirement.

_________________________________________________________________________________

Sentir le candeur de ta peau,
m'enivrer de son doux parfum mi-salé mi-fruité.

M'attarder longuement sur une petite surface de ton bras dégagé,
d'où ombres et lumières dans une joyeuse danse, s'agitent d'une manière exquise.

Sentir cette chaleur intime, cette sensualité,
lentement,
délicatement,
caressée par ma main et mon regard.

Ordinaire, cette réaction, ce sentiment d'appartenance,
cette prison suave dans laquelle il me plait que tu sois ma geôlière,
Je m'y enferme non sans délectation, marquant ainsi mon attachement à ta personne.

L'amour ?
Peut être, je ne le sais pas.
Et peu m'importe tant ces sensations me sont importantes désormais.


Le 29 Août à 11h04 - Réagir


sans titre


L'existence apporte son lot quotidiens d'émotions,
diverses, paradoxales, il n'y a souvent que banalités sans nom.
Pourtant loin de toute recherche exceptionnelle,
étant moi même, parfois fier parfois honteux,
je touche de temps à autre ce qui fais le fondement de toute vie.
Cette capacité sensorielle qui permet d'apprécier ou de détester.

Machinalement, humainement, mes envies parfois incompatibles avec la lourdeur de l'existence, je m'abandonne à colère et rancœur mères de tristesse.

Certains cherchent le salut. Régulièrement il ne fais plus partie de mes besoins, de mes nécessités. Le salut de quoi ? de qui ? pourquoi ?
Suis je un pion dont la commune norme doit forger l'existence ?
J'érigerais mon monument à l'incompréhension, origine de bien des maux.
A toujours encenser les vertus on en oublie l'importance de nos vices.

Mais il n'en est pas toujours ainsi, la versatilité de mes pensées, m'offre un échappatoire à cette morosité, et à la lumière d'une rencontre, d'une sensation agréable, je me reprend à apprécier toute chose et à me borner à ne voir que la positivité de ce qui m'entoure.

Ce sont à ces sensations, à ces rencontres que je dis merci, béatement, naïvement mais d'autant plus sincèrement.


Le 27 Août à 09h48 - Réagir
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Naïf

Prendre la vie comme elle viens,
elle m'a prise et je ne sais encore,
si je dois la remercier ou la maudire,
tout dépendra du jour, de mon humeur,
banalement humain, je pense en saisir l'essence.

Je ne comprend que ce que j'aime,
non pas que ce que je n'aime pas n'est pas digne d'intérêt,
mais mes limitations sont les barrières de ma compréhension.

Voila pourquoi, fort d'une réflexion innocente, que j'érige en dogme, égocentriquement, je donne du crédit à mon indifférence.
Sûr de ma raison et certain de toucher du doigt une vérité absolue.

Je suis naïf.


Le 22 Août à 09h04 - Réagir


L'aventure

Après un réveil sans trop de complications, l'insoutenable quotidien a voulu de moi que je me rende sur mon lieu de travail. Râleur de nature, démotivé par pas mal de mes collègues indirects, ce n'est pas sans une certaine amertume que je rejoins cet espace clos qu'on appelle un bureau.

Participant activement à la vie de cet endroit je répond au téléphone, aux mails, aux visites. Souriant tant que la fatigue n'est pas trop présente, je peux me montrer amorphe voire inexistant après une veillée fêtarde.

Mais ce ne fût pas le cas en cette matinée mitigée, période de vacances oblige, peu de personnel est présent, mais, dirons nous il ne reste que la crème....

C'est donc avec une certaine impatience que je vais me chercher un café à un distributeur. Salivant devant les messages d'attentes tous plus sympathiques et explicites les uns des autres (boisson en préparation - veuillez patientez - bonne journée), j'en oublie bêtement de regarder l'état du gobelet. Funeste oubli !!!!

Prenant mon gobelet empli du nectar salvateur je le porte à mes lèvres et le goûte.

C'est à ce moment précis qu'une douce chaleur s'empare de mon bas ventre. En effet le dicton le dis : "gobelet percé - journée à chier"

C'est ainsi que votre humble serviteur s'est balladé avec une auréole explicite sur un endroit extrêmement bien choisi toute une journée.

Au moins j'ai eu chaud un court instant.........


Le 21 Août à 17h10 - Réagir
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Â(r)me

Funeste jour,
Emprunt de lassitude, l'humanité m'indiffère,
telle une mine, chargée, l'envie de réduire en cendre deviens à mesure de plus en plus forte.

Accoudé, pensif,
opinions non acceptables, apportés à la table du dégoût,
nourrissant toute personne en mal de désolation,
affirmant que la destruction sert uniquement les intérêts d'une noble cause.

Contempler son propre dégoût, pleurant le temps heureux où le présent n'apportait que des sentiments approchant la béatitude.

J'aime autant que je hais, j'exècre divinement,
et tout comme mon affection, ma haine,
distillé patiemment,
n'en est pas moins un acide particulièrement corrosif.

L'avantage viendra de ma versatilité,
dès demain j'aimerais mon prochain,
le pire étant que cela m'en sera plaisant,
tout comme la colère m'enivre et me séduit en cet instant.


Le 05 Août à 11h50 - Réagir


A quand la plénitude ?

Qu'importe mes envies tant qu'elles sont sincères, qu'importe mes convictions tant que je les estimes.

Qu'importe mes amours et mes amitiés, pourvu qu'ils soient touchés de sincérité.

Soit mon ami ou mon amour, une seconde ou une vie, qu'importe.

Mes souvenirs me rappeleront sous ton meilleur jour,
le reste peut allègrement sombrer dans l'oubli.

Quitte à pouvoir choisir ses invités,
à la table de mon passé,
je ne désire inviter que ceux qui m'ont rapproché de toi.

Plénitude.


Le 01 Août à 16h19 - Réagir




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